CYCLE Grands acteurs et grandes actrices français : Charles VANEL

  • Mis à jour : 5 décembre 2019

Charles Vanel a eu l’une des carrières les plus longues et polyvalentes du cinéma français, s’étalant sur huit décennies.

BIOGRAPHIE

LE DEBUT
Charles-Marie Vanel naît le 21 août 1892 à Rennes. Fils de commerçants, il grandit à Saint-Malo, puis à Paris, où sa famille s’établit, à l’aube de ses douze ans. Élève très agité, il se fait renvoyer de nombreux établissements scolaires qu’il fréquente et n’a pas une adolescence heureuse. Il tente de s’engager dans la marine, ce que sa vue insuffisante ne lui permet pas. Finalement, en 1908, il commence à jouer dans des spectacles de théâtre. Il débute au cinéma en 1912 dans « Jim Crow » de Robert Péguy. Il fréquente les Russes émigrés de la troupe de Iossif Ermoliev et Alexandre Kamenka, nourris de l’enseignement de Stanislavski.

Mobilisé le 10 juillet 1915, il est réformé le 16 septembre suivant pour "troubles mentaux" et renvoyé dans ses foyers. Pendant la guerre, il suit de nombreuses tournées théâtrales, notamment avec Lucien Guitry. Il entre par la suite chez Firmin Gémier, au théâtre Antoine, avant de se consacrer exclusivement au cinéma. Il joue dans de nombreux films muets dans les années 1910 et 1920, particulièrement dans des rôles de personnages bourrus et amers et mène une fructueuse carrière de comédien.
Firmin Gémier

Vanel réalise en 1929 son unique long métrage, un film muet,« Dans la nuit ». En 1931, il tourne encore un court métrage, « Affaire classée » avec Pierre Larquey et Gabriel Gabrio, ressorti en 1935 sous le titre « Le Coup de minuit. »

Acteur prolifique, il interprète plus de quarante films et collabore avec le gratin des réalisateurs de la période muette : Louis Mercanton (« Miarka, la fille à l’ourse », 1920), Robert Boudrioz (« L’Âtre », 1922), Jacques de Baroncelli (« Pêcheur d’Islande »,

PÊCHEUR D'ISLANDE from ciel56 on Vimeo.

1924), René Hervil (« La Flamme », 1925), « René Clair » (« La Proie du vent », 1926), etc.

LE SUCCES
Lors de l’avènement du parlant, aidé par son physique, sa voix phonogénique et les inflexions qu’il lui donne consolident sa popularité et il atteint la consécration. Il va souvent travailler pour Maurice Tourneur et Raymond Bernard. Il a souvent Gaby Morlay pour partenaire. En 1932 il joue dans « Les Croix de bois » de Raymond Bernard avec Pierre Blanchar.

Il s’illustre dans des compositions d’hommes courageux ou de brigands : il est l’inspecteur Javert dans « Les Misérables » (1933) de Raymond Bernard aux côtés d’Harry Baur,

Le crapuleux Ogareff dans « Michel Strogoff » (1935) de Jacques de Baroncelli. En 1934, il tourne dans « Le Grand Jeu » de Jacques Feyder avec Pierre Richard-Willm, Marie Bell et Françoise Rosay.

En 1937, il fait face à Erich von Stroheim dans « Les Pirates du rail » de Christian-Jaque et, en 1938, à Jules Berry dans « Carrefour » de Curtis Bernhardt.

En 1939, il retrouve Pierre Richard-Willm et Jacques Feyder pour « La Loi du nord. »

Sous l’Occupation, il ne cesse de tourner notamment avec Fernandel dans « La Nuit merveilleuse » de Jean-Paul Paulin et avec Tino Rossi dans « Le soleil a toujours raison » de Pierre Billon.

Pendant la seconde guerre mondiale, il interprète un chef de police véreux dans « L’Or du Cristobal » (1940) de Jean Stelli. Cependant, on le voit aussi en amoureux dans « Le Ciel est à vous » (1943) de Jean Grémillon, entre autres. Il est par ailleurs titulaire de la Francisque n°431, en date d’octobre 1941.

À la Libération, en 1944, il est inquiété par la Résistance, mais finalement mis hors de cause, son soutien au maréchal Pétain s’expliquant d’après lui du fait de ses souvenirs d’ancien combattant de la première guerre mondiale alors qu’il n’y avait pas participé. Charles Vanel dénonce les dérives de la France de Vichy, et surtout, étant patriote, ne cautionne pas la collaboration avec les Allemands.

En 1951, il joue un juge dans « Son dernier verdict » de Mario Bonnard. Il est un procureur dans « L’Affaire Maurizius » de Julien Duvivier et joue souvent, désormais, les magistrats.

Il interprète Jo dans « Le Salaire de la peur » d’Henri-Georges Clouzot, en 1953. Il y incarne un conducteur de camion, dur à cuire qui dévoile au fur et à mesure du film sa fragilité intérieure. Il a pour partenaire Yves Montand. Avec ce film, Vanel obtient le prix du meilleur acteur au festival de Cannes.

L’acteur est de nouveau dirigé par Clouzot deux ans plus tard dans « Les Diaboliques » où il est le commissaire à la retraite, Alfred Fichet.

La même année, il joue avec Grace Kelly dans « La Main au collet » d’Alfred Hitchcock. Dans ce film, il interprète le cauteleux et ambigu Bertani, restaurateur niçois, ancien collègue de John Robie (Cary Grant) dans la Résistance.

En 1956, dans « La Mort en ce jardin » de Luis Buñuel, il est aux côtés de Simone Signoret, Georges Marchal et Michel Piccoli.

LA CONSECRATION

On le voit dans « Le Gorille vous salue bien » (1958) et dans « La Valse du gorille » (1959) de Bernard Borderie,

« Symphonie pour un massacre » (1963) de Jacques Deray,

Il reste très actif durant cette décennie, en particulier dans des rôles de juge comme dans « La Plus Belle Soirée de ma vie » d’Ettore Scola avec Alberto Sordi, Michel Simon, Pierre Brasseur et Claude Dauphin

et « Alice ou la dernière fugue » (1977) de Claude Chabrol.

ou « Cadavres exquis » de Francesco Rosi avec Lino Ventura.

Il apparaît notamment dans « Sébastien et la Mary-Morgane » (1970)

et « Les Thibault » (1971). Il remporte un prix spécial au Festival de Cannes en 1970. En 1972, il triomphe en patriarche dans« Les Thibault, » adaptation du roman de Roger Martin du Gard. Il récidive dans « Sept morts sur ordonnance » en 1975.

Un de ses derniers rôles est celui de « Trois frères » en 1981, également réalisé par Rosi, où, presque nonagénaire, il joue le personnage d’un vieux fermier de la région des Pouilles, veuf, qui reçoit la visite de ses trois enfants.

Il obtient en Italie le David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle.

Sa dernière apparition au cinéma date de 1988, dans « Les Saisons du plaisir » de Jean-Pierre Mocky. Il réalise aussi un brillant parcours à la télévision.

En 1986, il enregistre la chanson « La vie rien ne la vaut en duo » avec Mireille Mathieu.

En 1987, « Si le soleil ne revenait pas » de Claude Goretta est une sorte de testament.

FIN DE VIE
Vanel se retire sur la Côte d’Azur, à Mouans-Sartoux, dans l’arrière-pays cannois. C’est là qu’il meurt et est incinéré en 1989. Une partie de ses cendres a été dispersée au large de Menton, le reste a été placé au cimetière de Mougins ou Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) où il vivait avec Arlette Bailly, sa troisième épouse, de 36 ans sa cadette, morte en 2015 (à 87 ans).

Tombe de Charles Vanel
En 2002, à la demande du cinéaste Bertrand Tavernier, Louis Sclavis a composé et enregistré une musique pour le seul long métrage réalisé par Charles Vanel, un film muet de 1929 :« Dans la nuit. »

FILMOGRAPHIE

Réalisateur
1929 : Dans la nuit (long métrage)
1932 : Affaire classée (court métrage), ressorti en 1935 sous le titre Le Coup de minuit

Acteur au cinéma

Période muette

1910 : Dodoche fait des siennes (court métrage)
1910 : Jim Crow (court métrage, 281 m) de Robert Péguy : le barman
1912 : Les Rivaux d’Arnheim d’Alfred Machin5
1917 : La P’tite du sixième de Louis Mercanton et René Hervil
1920 : Miarka, la fille à l’ourse de Louis Mercanton : Mario, le garde-chasse
1920 : Le Secret de Lone-Star de Jacques de Baroncelli : Figuration
1921 : La Fille de Camargue d’Henri Étiévant : le gardian
1921 : Crépuscule d’épouvante d’Henri Étiévant : Michel Servan
1921 : L’Enfant du carnaval ou Le Bonheur perdu d’Ivan Mosjoukine et Jean-Pierre Garnier
1922 : L’Âtre ou Au creux des sillons de Robert Boudrioz : Bernard Larade
1922 : Phroso de Louis Mercanton : Dimitri
1923 : Le Vol de Robert Péguy : Favier
1923 : Tempêtes de Robert Boudrioz : Raoul Mauduit et Mr de Foulquier
1923 : La Mendiante de Saint-Sulpice de Charles Burguet6, Gilbert Rollin
1923 : La Maison du mystère d’Alexandre Volkoff7 : Henri Corradin
1923 : Calvaire d’amour de Victor Tourjanski : Brémond
1923 : Du crépuscule à l’aube de Jacques de Féraudy
1924 : Pêcheur d’Islande de Jacques de Baroncelli : Yann, le pêcheur
1924 : La Nuit de la revanche d’Henri Étiévant : Mattéo Saluccio
1924 : In the Spider’s Web de Robert Boudrioz : Stephen Powers
1924 : La Flambée des rêves ou Un homme riche de Jacques de Baroncelli : Lucien Reneval
1924 : Les Cinquante ans de Don Juan ou Le Réveil de Maddalone d’Henri Étiévant : Lorenzo Castucci
1924 : L’Autre aile d’Henri Andréani : Gaston Lager
1924 : Âme d’artiste ou Rêve et réalité de Germaine Dulac
1925 : Le Réveil de Jacques de Baroncelli : le prince Jean
1925 : L’Orphelin du cirque de Georges Lannes, film tourné en quatre épisodes : Garment, le traître et Legru
1925 : Barocco de Charles Burguet : Barocco
1925 : 600 000 francs par mois de Nicolas Koline et Robert Péguy : John Durand
1926 : La Flamme de René Hervil, film tourné en sept épisodes : Boussat
1926 : Nitchevo ou La Menace de Jacques de Baroncelli : le commandant Cartier
1926 : Martyre de Charles Burguet, film tourné en deux époques : Palmiéri
1927 : Feu ! de Jacques de Baroncelli : le commandant Frémier
1927 : La Proie du vent de René Clair : Pierre Vignal
1927 : Charité de B. Simon : Jacques Valseran
1927 : Maquillage de Felix Basch : Boris Machaïloff
1927 : L’Esclave blanche (Die weisse sklavin) de Augusto Genina : le docteur Warnier
1927 : Paname n’est pas Paris de Nicolaï Malikoff : Bécot
1927 : Les Ombres du passé de Fred LeRoy Granville : Participation
1927 : La Reine Louise (Koenigue Louise) de Karl Grune : Napoléon8
1928 : L’Équipage de Maurice Tourneur
1928 : Le Passager de Jacques de Baroncelli : le passager
1928 : La Femme rêvée de Jean Durand : Angel Caal
1929 : Les Fourchambault de Georges Monca
1929 : Waterloo de Karl Grune : Napoléon
1929 : The White Slave (en) de Augusto Genina
1929 : Feux follets (en) (Liebesfeuer) ou Die liebe der brüder rott d’Erich Waschneck
1929 : Drei Tage auf Leben und Tod - aus dem Logbuch der U.C.1 (en) de Heinz Paul
1929 : Dans la nuit de Charles Vanel (également scénariste et réalisateur) : L’ouvrier carrier

Années 1930-1939
1930 : Chiqué, de Pierre Colombier : Fernand
1930 : L’Arlésienne de Jacques de Baroncelli : Mitifio, le gardian
1930 : Accusée, levez-vous ! ou Un crime au music-hall de Maurice Tourneur : Henri Lapalle
1930 : Le Capitaine Jaune de Anders Wilhelm-Sandberg : le capitaine
1931 : La Maison jaune de Rio de Robert Péguy et Karl Grune : King-Fu et Scalpa
1931 : Maison de danses de Maurice Tourneur : Ramon
1931 : Faubourg Montmartre de Raymond Bernard : André Marco dit Dédé
1931 : Daïnah la métisse (moyen métrage) de Jean Grémillon : Michaux, le mécanicien
1932 : Les Croix de bois de Raymond Bernard : le caporal Bréval
1932 : Affaire classée ou Le coup de minuit (court métrage) de Charles Vanel : le forain
1932 : Gitanes de Jacques de Baroncelli : Léon
1932 : Au nom de la loi de Maurice Tourneur : Lancelot
1933 : IF1 ne répond plus de Karl Hartl : Ellisen
1933 : L’Homme mystérieux -court métrage- de Maurice Tourneur : Pierre
1934 : Au bout du monde ou Les Fugitifs de Henri Chomette et Gustav Ucicky : Georges Laudy
1934 : Roi de Camargue de Jacques de Baroncelli : Rampal
1934 : Les Misérables de Raymond Bernard : l’inspecteur Javert 9
1934 : Le Grand Jeu de Jacques Feyder : Clément
1935 : L’Équipage d’Anatole Litvak : le lieutenant Maury
1935 : Le Domino vert de Henri Decoin et Herbert Selpin : Nébel, le sculpteur
1935 : L’Impossible Aveu de Guarino Glavany : Fred
1936 : Michel Strogoff de Jacques de Baroncelli et Richard Eichberg : Ogareff
1936 : Port-Arthur de Nicolas Farkas : le commandant Vassidio
1936 : La Peur ou Vertige d’un soir de Victor Tourjansky : Robert Sylvain
1936 : Jenny de Marcel Carné : Benoît
1936 : Les Grands de Félix Gandéra : Henri Lormier
1936 : La Flamme d’André Berthomieu : Victor Boussat
1936 : Courrier Sud de Pierre Billon : M. Herlin, l’ambassadeur
1936 : La Belle Équipe de Julien Duvivier : Charles
1936 : Les Bateliers de la Volga de Wladimir Strijewski : le colonel Goreff
1936 : L’Assaut de Pierre-Jean Ducis : Alexandre Mérital
1937 : Troïka sur la piste blanche de Jean Dréville : Michel Steinberg
1937 : Police mondaine de Michel Bernheim et Christian Chamborant : Salviati
1937 : Les Pirates du rail de Christian-Jaque : Henri Pierson
1937 : L’Occident de Henri Fescourt : Jean Cadière
1937 : La Femme du bout du monde de Jean Epstein : Durc
1938 : Abus de confiance de Henri Decoin : Jacques Ferney
1938 : S.O.S. Sahara de Jacques de Baroncelli : Loup
1938 : Légions d’honneur de Maurice Gleize : le capitaine Dabran
1938 : Carrefour ou L’homme de la nuit de Curtis Bernhardt : Roger de Vétheuil
1938 : Bar du sud de Henri Fescourt : le capitaine Olivier
1939 : Yamilé sous les cèdres de Charles d’Espinay : Rachid el Hamé
1939 : La Brigade sauvage de Marcel L’Herbier et Jean Dréville : le général Kalitjeff
1939 : La Loi du nord ou La Piste du nord de Jacques Feyder : le caporal Dalrymple
Années 1940-1949
1940 : L’Or du Cristobal de Jean Stelli 10 : le colonel, le chef de la police
1940 : La Nuit merveilleuse de Jean-Paul Paulin : le fermier
1941 : Le Diamant noir de Jean Delannoy : François Mitry
1942 : Les affaires sont les affaires de Jean Dréville : Isidore Lechat
1942 : Promesse à l’inconnue de André Berthomieu : Bernard Parker
1942 : Haut-le-Vent ou Air natal de Jacques de Baroncelli : François Ascarra
1943 : Le soleil a toujours raison de Pierre Billon : L’homme du mas
1943 : La Sévillane de André Hugon
1943 : Les Roquevillard de Jean Dréville : François Roquevillard
1944 : Le ciel est à vous de Jean Grémillon : Pierre Gauthier
1945 : L’Enquête du 58 -court métrage- de Jean Tedesco
1945 : La Ferme du pendu de Jean Dréville : François Raimondeau
1946 : Gringalet d’André Berthomieu : Lucien Ravaut
1946 : La Cabane aux souvenirs ou L’homme perdu de Jean Stelli : Laurageais
1947 : Le Bateau à soupe de Maurice Gleize : le capitaine Hervé
1947 : Le diable souffle de Edmond T. Gréville : Laurent
1948 : Le Pain des pauvres (Vertigine d’amore) de Luigi Capuano : Resplantin
1948 : La Femme que j’ai assassinée de Jacques Daniel-Norman : François Bachelin
1949 : Au nom de la loi (In nome della legge) de Pietro Germi : Passalacqua, le chef de la mafia

Années 1950-1959

1950 : Tempête sur les Mauvents de Gilbert Dupré : le père Noguère 11
1950 : Malaire de Alejandro Perla 12
1950 : Plus fort que la haine (Gli Inesorabili) de Camillo Mastrocinque : Luparello
1950 : Les Mousquetaires de la mer (Cuori sul mare) de Giorgio Bianchi : le quartier-maître
1950 : Brigade volante (Il Bivio) de Fernando Cerchio : le commissaire
1951 : Son dernier verdict (L’Ultima sentenza) de Mario Bonnard : le juge Marcel Valsetti
1951 : Trésor maudit de Mario Sequi (Incantesimo tragico) : Bastiano, le père de Pietro et Bertrand
1953 : Le Salaire de la peur d’Henri-Georges Clouzot : Jo, un camionneur
1953 : Tam tam nell’oltre Giuba de Carlo Sandri
1953 : Une fille nommée Madeleine (Maddalena) de Augusto Genina : Giovanni Lamberti
1954 : Si Versailles m’était conté... de Sacha Guitry : Monsieur de Vergennes
1954 : L’Affaire Maurizius de Julien Duvivier : le procureur Wolf Andergast
1954 : Les Gaietés de l’escadron (L’allegro squadrone) de Paolo Moffa : L’adjudant
1955 : Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot : Alfred Fichet, ex-inspecteur, détective privé
1955 : La Main au collet (To Catch a Thief) d’Alfred Hitchcock : Bertani
1955 : Un missionnaire de Maurice Cloche : le père Gauthier
1955 : Tam-Tam (Tam tam mayumbe) de Gian Gaspare Napolitano : le docteur Carlo Léonardi
1956 : La Mort en ce jardin de Luis Buñuel : Castin, le prospecteur
1956 : Scandale à Milan (Difendo il mio amore) de Giulio Macchi et Vincent Sherman : Verdisio
1957 : Le Feu aux poudres de Henri Decoin : Albatras
1957 : Les Suspects de Jean Dréville : le commissaire Perrache
1958 : Le Piège de Charles Brabant : le père Caillé
1958 : Le Gorille vous salue bien de Bernard Borderie : le colonel Berthomieu dit : le vieux
1958 : Rafles sur la ville de Pierre Chenal : Léonce Pozzi, dit : le fondu
1959 : Les Bateliers de la Volga de Victor Tourjansky alias Arnaldo Genoino : Ossip Siméonovitch
1959 : Les Naufrageurs de Charles Brabant : Marnez, le vieux chef de l’île
1959 : Pêcheur d’Islande de Pierre Schoendoerffer : L’armateur Mével
1959 : La Valse du Gorille de Bernard Borderie : le colonel Berthomieu dit : le vieux

Années 1960-1989

1960 : La Vérité d’Henri-Georges Clouzot : Maître Guérin, l’avocat de Dominique
1960 : María, matrícula de Bilbao de Ladislao Vajda
1961 : Tintin et le Mystère de La Toison d’or de Jean-Jacques Vierne : le père Alexandre, l’ermite
1962 : Quand la colère éclate (Lo Sgarro) de Silvio Siano : Don Vincenzo
1962 : La Steppe (La Steppa), d’Alberto Lattuada : le pope Christophère
1963 : Rififi à Tokyo de Jacques Deray : Van Eykine
1963 : L’Aîné des Ferchaux de Jean-Pierre Melville : Dieudonné Ferchaux, banquier
1963 : Un roi sans divertissement de François Leterrier : le procureur du roi
1963 : Symphonie pour un massacre de Jacques Deray : Paoli
1965 : Le Chant du monde de Marcel Camus : Matelot
1967 : Un homme de trop de Costa-Gavras : Passevin
1967 : Ballade pour un chien de Gérard Vergez : Viachet
1968 : La Prisonnière d’Henri-Georges Clouzot : Lui-même en invité au vernissage
1968 : Maldonne de Sergio Gobbi
1970 : Ils de Jean-Daniel Simon : le professeur Swaine
1971 : Comptes à rebours de Roger Pigaut : Juliani
1972 : La Nuit bulgare de Michel Mitrani : Bohringer
1972 : La Plus Belle Soirée de ma vie (La più bella serata della mia vita) d’Ettore Scola : le président Lutz
1972 : Les Tueurs à gages (Camorra) de Pasquale Squitieri : De Ritis
1972 : Les Martiens -court métrage- d’Yves Ciampi
1973 : Par le sang des autres de Marc Simenon : le curé
1975 : Sept morts sur ordonnance de Jacques Rouffio : le professeur Brézé
1976 : Le calme règne dans le pays (Es herrscht Ruhe im Land) de Peter Lilienthal : le grand-père Parra
1976 : Cadavres exquis (Cadaveri eccellenti) de Francesco Rosi : le procureur Varga
1976 : Comme un boomerang de José Giovanni : Ritter
1976 : À l’ombre d’un été (film inédit) de Jean-Louis van Belle : le père
1976 : Nuit d’or de Serge Moati : Charles, le père
1977 : Alice ou la Dernière Fugue de Claude Chabrol : Henri Vergennes
1977 : Coup de foudre (film inachevé) de Robert Enrico : le vieux prince Granuki
1978 : Ne pleure pas 13 de Jacques Ertaud : le grand-père
1979 : Le Chemin perdu de Patricia Moraz : Léon Schwartz
1980 : La Puce et le Privé de Roger Kay : Mathieu Fortier
1981 : Trois frères (Tre fratelli) de Francesco Rosi : Giuranna Donato
1987 : Si le soleil ne revenait pas de Claude Goretta : Anzevui
1988 : Les Saisons du plaisir de Jean-Pierre Mocky : Charles Van-Berg
Acteur de télévision
1960 : On roule à deux de Georges Folgoas : M. Le Goff, ancien courtier
1967 : L’Arlésienne de Pierre Badel : Balthazar, le berger
1968 : La Séparation de Maurice Cazeneuve : Louis Vigne, le vieil homme veuf
1968 : Les grandes espérances de Marcel Cravenne : Abel Magwitch
1970 : Sébastien et la Mary-Morgane : Feuilleton en treize épisodes de vingt-six minutes de Cécile Aubry : le capitaine Louis Maréchal, grand-oncle de Sébastien
1972 : Le Père Goriot, téléfilm de Guy Jorré d’après Honoré de Balzac : Jean-Joachim Goriot
1972 : Les Thibault, feuilleton en six épisodes de quatre-vingt-dix minutes d’André Michel, pour les trois premiers et Alain Boudet, pour les trois derniers : Oscar Thibault
1973 : Le Reflet dans la mer d’Olivier Ricard : le baron Ucciani
1973 : Au bout du rouleau de Claude-Jean Bonnardot : Wahley, le vieux capitaine
1973 : Le Violon de Vincent de Jean-Pierre Gallo : Vincent
1974 : Le juge et son bourreau de Daniel Le Comte : le commissaire Bairelard
1974 : La Vie de plaisance de Pierre Gautherin : Marcel
1975 : Clorinda (tourné au Portugal pour T.V Munich) de ? : Velhe Péralta
1978 : Thomas Guérin, retraité de Patrick Jamain : Thomas Guérin
1978 : Un comédien lit un auteur : Jules Verne de Paul-André Picton : Narration
1979 : Le Mandarin de Patrick Jamain : Léon Chaput
1979 : Charles Vanel ou la passion du métier Documentaire d’Armand Panigel : Lui-même
1980 : L’oasis de Marcel Teulade : Monsieur Daru
1980 : Otototoï de Richard Rein : Toine
1982 : Les Michaud de Georges Folgoas : Léon Michaud

RECOMPENSES
- Prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 1953 pour Le Salaire de la peur de Henri-Georges Clouzot
è Prix d’interprétation masculine au Festival international du film de Karlovy Vary 1954 pour L’Affaire Maurizius de Julien Duvivier
- Coquille d’argent du meilleur acteur au Festival international du film de Saint-Sébastien 1957 pour Le Feu aux poudres de Henri Decoin
- César d’honneur en 1979.
- David di Donatello du meilleur acteur dans un second rôle en 1981 pour Trois frères (Tre fratelli)