Le cinéma de la Guinée Bissau

  • Mis à jour : 26 février

HISTOIRE DU CINEMA DE LA GUINEE BISSAU

Les racines de ce cinéma remontent à la guerre de décolonisation contre le Portugal, lorsque le leader indépendantiste Amílcar Cabral envoie quatre jeunes Guinéens à Cuba pour y apprendre le cinéma. Cabral conçoit le cinéma comme un outil politique, capable de créer une identité nationale nouvelle et d’écrire l’histoire d’une Guinée libérée. Prospère pendant quelques années après l’indépendance (1974), le cinéma guinéen disparaît complètement avec le déclenchement de la guerre civile en 1998. Les pellicules uniques des films réalisés durant cette période, aujourd’hui conservées à l’INCA (Instituto Nacional do Cinema e Audiovisual da Guiné-Bissau), sont longtemps restées inexplorées. A ce jour des cinéastes Sana na N’Hada et Flora Gomes dans la création des archives des films, explorées par Filipa César dans son œuvre "Luta ca caba inda" (La lutte n’est pas finie).

LES FILMS

Les films européens sur la Guinée Bissau

-  « SANS SOLEIL »
Chris Marker | France | 1982 | 100 minutes
Synopsis =
Des lettres de Sandor Krasna, caméraman free-lance et double de Chris Marker, sont lues par une femme inconnue. Parcourant le monde, il demeure attiré par deux "pôles extrêmes de la survie", le Japon et l’Afrique, plus particulièrement la Guinée-Bissau et les îles du Cap-Vert. Le caméraman s’interroge sur la représentation du monde dont il est en permanence l’artisan, et le rôle de la mémoire qu’il contribue à forger.

Critique =
"Sans soleil" multiplie les références aux spirituels africains et surtout japonais. Il se fait valse lente, vaste exploration des rites compensatoires ("réparer, à l’endroit de l’accroc, le tissu du temps") comme de toutes les manifestations de cette conscience aiguë de la finitude des choses et des êtres. Le documentaire ne porte pas sur tel ou tel pays, c’est bien de "l’espace du dedans" dont il s’agit : "cette part de nous qui s’obstine à dessiner sur les murs des prisons". Arnaud Lambert _ Réalisateur

- « LE BESTIAIRE DES BIJOGO »
Claude-Pierre Chavanon | France | 1995 | 52 minutes
Synopsis =
Ce film pénètre dans l’univers singulier des Bijogo sur l’archipel des Bissagos au large de la Guinée-Bissau (Afrique de l’Ouest). Ce peuple fragile, loin de la civilisation, épargné par les religions monothéistes, est pauvre mais fier de sa culture et de ses rites voués aux esprits (irans) et aux danses et masques d’animaux. Nous suivons cinq personnages, Nuno, Vinte e quatro et Tereza étant les trois principaux, et nous accédons par ce film aux danses des femmes et des hommes où se mêlent tableaux parodiques sur la crainte des Bijogo, dialogues entre danse et tambour sacré, chants et parures. Mais ces personnages, au-delà des traditions et loin des clichés, nous permettent de comprendre comment les Bijogo voient leur avenir.

- « DONNE MOI DES PIEDS POUR DANSER »
Claude-Pierre Chavanon | Belgique, France | 1997 | 52 minutes
Synopsis =
"Donne-moi des pieds pour danser" est le début d’un chant des femmes Bijogo lors des cérémonies d’initiation : un appel à l’esprit pour obtenir l’énergie suffisante pour danser et pour vivre. Ce film nous plonge dans la vie du peuple des Bijogo qui vit sur l’archipel au large de la Guinée-Bissau. Peu touchés par la civilisation portugaise, les Bijogo continuent à vivre dans une société très traditionnelle, découpée en classes d’âges, où les plus jeunes travaillent pour les plus âgés, et dont l’économie est fondée sur la monoculture du riz à la saison des pluies. D’un côté, ces traditions ont conservé des danses, des rituels, des masques sans égal. D’un autre côté, les jeunes, les femmes essaient de trouver des solutions pour contourner la tradition et gagner dix ans sur le processus des initiations, ou pour trouver d’autres solutions au riz en organisant des jardins potagers et en apprenant aux femmes les rudiments de la culture et les bienfaits des légumes. Ce film examine les deux aspects de la tradition et de l’ouverture à l’avenir.

- « JOSE CARLOS SCHWARZ - LA VOIX DU PEUPLE »
Adulai Jamanc | Portugal | 2006 | 52 minutes
Synopsis =
Au début des années 70, dans un pays éclaté en nombreux groupes ethniques et au cœur de la guerre pour l’indépendance, José Carlos Schwarz a donné naissance en Guinée-Bissau au premier groupe musical, le "Cobiana Djazz". José Carlos Schwarz chantait en créole et a créé un style musical qui a unifié le peuple de Guinée. Ce documentaire nous raconte l’histoire du poète et fondateur de la Guinée-Bissau, la musique moderne, qui est décédé dans un accident d’avion en 1977, à l’âge de 27 ans.

- « COGNAGUI, LA VOIE DES ANCETRES »
Patrice Landes |France | 2008 | 52 minutes
Synopsis =
Dans une zone frontalière au Sénégal et en Guinée Bissau, un peuple oublié des ethnographes continue d’entretenir et véhiculer un mode de vie venu du fond des âges. Localisé au-delà des plateaux herbeux et des forêts tropicales qui tapissent le Fouta Djalon, le "Pays Cognagui" s’affiche comme l’un des territoires les plus isolés et les moins accessibles du Nord-Ouest de la Guinée. Entre culture et tradition, le quotidien de ce peuple s’articule autour des nombreux rituels qui marquent et ponctuent les différentes étapes de la vie de chaque individu...

- « LOS DIOSES DE VERDAD TIENEN HUESOS »
David Alfaro, Belen Santos | Espagne | 2011 | 90 minutes
Synopsis =
La vie en Guinée Bissau n’est pas facile car c’est l’un des pays les plus pauvres du monde. Les enfants souffrant de graves problèmes de santé doivent être évacués vers l’Europe comme seule chance de survie. Au jour le jour, cinq personnes différentes révèlent les complications de la réalisation de ces évacuations, comme le jour où le président et le chef de cabinet sont assassinés et le pays paralysé, mais nos protagonistes nous apprennent qu’en Afrique, les choses faciles sont difficiles et impossible devient simple à réaliser.

- « LE TRIANGLE DES ONDES »
Valérie Deschênes | France | 2011 | 53 minutes
Synopsis =
Quelles toiles tissent les radios citoyennes autour d’elles ? Derrière leurs micros, quelles femmes, quels hommes murmurent, crient ou chantent leur vision du monde et pour qui ? En Argentine, en Normandie ou en Guinée-Bissau, écoutons le pouvoir des mots à la lumière d’Ester & Moïse, deux personnages qui ont en commun bien plus que la passion de la radio. Autour d’eux, bien d’autres fous de radio nous entraînent dans leurs programmes, où plaisir et utilité se rejoignent, invitant les populations à s’exprimer pour dire les maux, les attentes, les désirs, les audaces pour réfléchir le monde et en être davantage acteur.

- « KORA »
Jorge Carvalho | Portugal | 2014 | 71 minutes
Synopsis =
La kora est l’un des instruments essentiels de la musique d’Afrique de l’Ouest. Fierté des nations nées de peuplades sans frontières, son origine suscite des controverses entre les pays qui en revendiquent la paternité. L’apogée du royaume du Kaabú marque la rencontre de différentes légendes liées à son invention. Un voyage ethnographique au-delà du temps, à la croisée de la réalité et de la fiction.

LES FILMS GUINEENS

- « MORTU NEGA _Ceux que la mort a refusés »
Flora Gomes| Guinée-Bissau | Durée : 85 minutes | 1988
Synopsis =
Pendant la guerre de libération nationale de la Guinée-Bissau, vers 1970, Diminga rejoint dans le maquis son mari combattant, Sako, qui se bat contre l’armée du colonisateur portugais. Quelques années plus tard, l’indépendance est là, la paix est revenue, mais la lutte n’est pas finie...

- « LES YEUX BLEUS DE YONTA »
Flora Gomes | Guinée-Bissau | Durée : 90 minutes | Date de sortie : 1992
Synopsis
Yonta a dix sept ans. Elle habite Bissau avec sa famille, son père menuisier, sa mère qui travaille aux Télécoms, et son petit frère Amilcar. Alors que Yonta est secrètement amoureuse d’un ami de son père, héros de la guerre d’indépendance nationale, elle reçoit d’anonymes missives d’amour qui l’intriguent. C’est un jeune homme timide qui lui envoie ces lettres, recopiées d’un recueil de lettres d’amour...

- « PO DI SANGUI »
Flora Gomes | Guinée-Bissau | Durée : 90 minutes | Date de sortie : 1996
Synopsis =
Rouge et bleu, les couleurs de la vie et de la mort. Entre les deux, l’ocre, couleur de la terre. Et le vert de la nature. Immergés parmi elles, les hommes. Leur âme, incarnée dans les arbres, peut se dessécher, s’ouvrir ou être tuée. Notamment par les tronçonneuses de l’homme moderne.

Dans le village où se joue « Po di sangui » (L’Arbre de sang) s’entrecroisent les contradictions essentielles de notre civilisation, à la fois vitales et menaçantes pour la vie. Là, dans ce village de Amariha Lundju, on plante un arbre, selon une tradition animiste, à chaque nouvelle naissance. Cet arbre croît avec l’enfant, le dépasse, lui survit, devient son âme. Cependant ce cycle est rompu et l’harmonie antérieure est détruite. Et comme, selon la pensée africaine, toute chose a une cause, les villageois d’Amanha se demandent pourquoi le bois se raréfie, pourquoi la sécheresse et la mort menacent, quel destin règne sur les hommes, quelle prophétie montre le chemin ? Et enfin, comme point de départ : qu’est-ce qui a tué Hami ? Quel secret est gardé ?

Dou le nomade de la savane, le frère jumeau d’Hami, revient au village. Il va reprendre la place qu’Hami occupait aux côtés de sa femme et de sa fille. Il cherche sa destinée en tant qu’autre moitié d’Hami dont l’âme est incarnée par l’arbre, un arbre robuste dont les larmes sont rouges comme le sang. Un arbre de sang qui protègera Dou et à travers lequel il pourra communiquer avec Hami. En revanche son propre arbre est desséché. Alors Dou - qui représente la moitié seulement du nom complet Hamidou, se pose la question désespérée : « Lequel de nous deux est mort ? »

La jeune Saly, qui était promise à Dou, en perd la raison et s’éprend du soleil. Quand les ingénieurs-forestiers arrivent au village, Calacalado, le vieux sorcier, ordonne l’exode qui mènera au désert. Dou est chargé de cette mission avec Saly qui, de son côté, doit montrer le chemin du soleil. Mais maintenant, lors de la naissance d’un enfant, où pourrait-on planter un arbre, au milieu du sable et des pierres ?

- « NHA FALA »
Flora Gomes – 2002
Synopsis =
Dans la famille de la jeune Vita, au Cap-Vert, une légende ancestrale promet la mort à celle qui s’essaiera à chanter. A Paris, où elle va poursuivre ses études, Vita tombe amoureuse de Pierre, un jeune musicien. Subjugué par sa voix, Pierre la convainc d’enregistrer un disque. Mais terrifiée à l’idée d’avoir bravé la malédiction, Vita décide de rentrer et avec Pierre met en scène sa libération, montrant que tout est possible pour qui a le courage d’oser.

A propos =
"Nha fala", dont le réalisateur a confié la musique à Manu Dibango, a été tourné au Cap-Vert en 2001, alors que la situation en Guinée-Bissau était assez tendue, après une guerre violente et une élection présidentielle remportée par Kumba Yala en 2000.
« Nha Fala veut dire à la fois ma voix, mon destin, ma vie et mon chemin. J’ai voulu porter le regard sur celle de ces notions qui paraît la plus futile : la voix, le chant, cette parole mélangée à la musique, à la fois forme et message, qui a toujours été pour moi un des signes de la liberté. Ce n’est pas par hasard si j’ai voulu faire une comédie musicale. Quand on t’interdit de chanter, ça veut dire qu’on t’interdit de parler, de t’exprimer. Et la parabole est claire : le parcours de Vita, qui commence par l’éloigner de ses racines avant de la ramener chez elle, libre et confiante, une fois qu’elle a trouvé sa « voix », ce pourrait aussi être celui de l’Afrique.
L’idée d’une comédie musicale m’est venue parce que j’avais envie de raconter une histoire résolument optimiste. On parle beaucoup d’une manière négative de l’Afrique : les guerres, la famine, les maladies. Je voulais montrer l’extraordinaire vitalité de ce continent. Il y a entre autres des musiciens extrêmement talentueux et actifs. Or, la musique est le meilleur moyen d’expression que possèdent les Africains. Elle est présente au quotidien, annonce les bonnes et mauvaises nouvelles et permet d’extérioriser ses états d’âme.
Bien que tout ne soit pas rose, le maître-mot du film c’est l’espoir. Bien sûr, sous la joie des danses et de la musique, je parle des problèmes qui se posent aux jeunes aujourd’hui dans mon pays, notamment le chômage. Une des chansons dit cela : « Ici, personne n’est à sa place, le médecin doit faire le taxi le soir, le professeur d’université cire les chaussures... »

- « BISSAU D’ISABEL »
Sana Na N’hada | Guinée-Bissau, Portugal | 2005 | 52 minutes
Synopsis =
Dans la Guinée-Bissau existent à peu près vingt-et-un groupes ethniques aux traditions et dialectes totalement différents. À travers Isabel, le personnage de ce film, et sa vie quotidienne, nous découvrons Bissau, une ville en effervescence permanente où un désir d’avenir grandit.

- « AS DUAS FACES DA GUERRA _ Les Deux Faces de la guerre »
Diana Andringa, Flora Gomes | Guinée-Bissau, Portugal | 2007 | 100 minutes | 35
Synopsis =
En 1963, le Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert a déclenché la lutte armée de libération contre la domination coloniale portugaise. Le leader du PAIGC, Amílcar Cabral, a toujours dit que la lutte se faisait contre le colonialisme, pas contre le peuple portugais. Et ce fut en Guinée-Bissau que se créa le Mouvement militaire qui mit fin au régime autoritaire de Lisbonne le 25 Avril 1974, dit "La Révolution des Œillets". La guerre n’a pas crée de haine, mais plutôt de la sympathie, entre les deux peuples. Pourquoi ? Voilà la question à laquelle nous avons essayé de répondre, en écoutant différents protagonistes éparpillés par la Guinée, le Cape Vert et le Portugal.

- « A BATALHA DE TABATÔ _ La Bataille de Tabatô »
João Viana | Portugal, Guinée-Bissau | 2013 | 83 minutes
Synopsis =
Après trente ans d’exil, Baio accepte de revenir en Guinée-Bissau à la demande de sa fille. Fatu tient à ce que son père l’accompagne le jour de son mariage. Elle va épouser Idrissa, célèbre chanteur des Supercamarimba. La cérémonie doit se dérouler à Tabatô, le village des griots, peuple de musiciens. Mais lorsque Baio retrouve les lieux de son passé, les souvenirs de la guerre d’indépendance remontent à la surface. Pour en finir avec la guerre et ses fantômes, Idrissa décide de mener une dernière bataille…
"Comme dans Tabu de Gomès, la mémoire coloniale portugaise est au centre du film, mais sans jamais s’exprimer." (Gilles Grand, FID Marseille 2013)

- « PARSI »
Eduardo Williams | Argentine, Suisse, Guinée-Bissau | 2018 | 22 minutes
Synopsis =
Traduit en créole bissau-guinéen, "parece" donne "parsi". Imaginé à partir du poème cumulatif de son compatriote Mariano Blatt, dont tous les vers commencent par un "parece que" (on dirait, il semble que), le film d’Eduardo Williams en saisit la force d’incitation – littérale­ment, faire se hâter. Ici un amoncelle­ment d’impressions et d’idées, là, des images qui s’entrechoquent et tour­noient à une vitesse étourdissante. Entre elles, aucun rapport d’illustra­tion : Williams tourne loin d’Argentine et des choses familières, intimes, politiques que Blatt désigne, dans une Guinée Bissau qu’il ne connaît pas a priori mais qu’un film lui donne l’occa­sion d’explorer. Cette indétermination essentielle commande d’étendre en retour un rapport fluide de complicité et de sympathie à toutes les personnes impliquées dans la fabrication. Lu off, le texte de Blatt imprime sa préci­pitation à des plans tournés par les acteurs mêmes qui, comme dans les autres films de Williams, déam­bulent dans leurs quartiers par tous moyens de locomotion à un rythme de plus en plus effréné, manipulant eux-mêmes la caméra dans un circuit réservant mille surprises. Parsi pourrait qualifier l’étonnement que chaque film de Williams suscite : le spectacle d’une constante ébullition d’idées, l’expérience d’une joie simple devant un monde qui s’offre à nous sous une apparence nouvelle, d’un rapport primitif au cinéma où vibre une interrogation quant à la manière dont tout cela a été filmé.
(Antoine Thirion)

ACTEURS ET REALISATEURS DE LA GUINEE BISSAU

REALISATEURS

- FLORA GOMES
Flora Gomes est un réalisateur bissau-guinéen, né le 31 décembre 1949 à Cadique, Guinée-Bissau. Formé à l’Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographiques (ICAIC) de Cuba, puis au Sénégal au contact du cinéaste Paulin Soumanou Vieyra, Flora Gomes est l’un des principaux cinéastes de l’Afrique lusophone.

Flora Gomes, né de parents pauvres, illettrés, grandit alors que la Guinée Bissau subit le régime autoritaire du dictateur portugais Salazar. Flora Gomes soutient le mouvement de libération national conduit par Amilcar Cabral. Il quitte ensuite le pays pour étudier le cinéma à l’ICAIC à Cuba sous la direction du réalisateur cubain Santiago Alvarez. De retour en Guinée-Bissau, il travaille avec Chris Marker sur son film « Sans soleil. » Il réalise ensuite des documentaires, des reportages et deux courts métrages « La Reconstruction » et « Anos no oça luta ».

Il réalise, en 1987 son premier long métrage, « Mortu Nega ». Ce film dépeint les derniers moments de la lutte de son pays pour la liberté, et les défis de l’indépendance nouvelle ; Mortu Nega est projeté au Festival de Venise 1988. Il réalise ensuite, en 1992, « Les Yeux bleus de Yonta », puis « Po di sangui, » qui est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 1996

Alors qu’il pourrait choisir de travailler à l’étranger, malgré les difficultés qu’il rencontre pour produire ces films en Guinée-Bissau, « Flora Gomes » continue à vivre et à travailler dans son pays. En 2001, il tourne au Cap-Vert une comédie musicale, sur une musique de Manu Dibango, « Nha fala ». Il a réalisé en 2010 un nouveau long métrage, tourné au Mozambique, La République des enfants. En France, il a été fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 2000.

-  SANA NA N’HADA
Sana Na N’Hada est un réalisateur bissau-guinéen, né en 1950 a Enxalé , Guinée-Bissau.

Filmographie
1976 : « O retorno de Cabral » (littéralement : Le retour de Cabral), court métrage coréalisé avec Flora Gomes
1976 : « Anos no assa luta » (littéralement : Nos années de lutte), court métrage coréalisé avec Flora Gomes
1994 : « Xime »

2005 : « Bissau d’Isabel » (documentaire)
2013 : « Kadjike »
2015 : « Os escultores de espíritos » (littéralement : Les sculpteurs des esprits)
Récompenses
Festival international du film d’Amiens 1994, Prix spécial du jury au film Xime.
Festival de Cannes 1994, sélection en section Un certain regard pour Xime.

ACTEURS ET ACTRICES

- EDNA EVORA

-  DJUCO BODIAN
- MAMADU BAIO

Film : « La Bataille de Tabatô » (2013) - Sortie : 18 décembre 2013. Drame.
Baio revient en Guinée-Bissau après 30 ans d’exil. Fatu va épouser Idrissa, un célèbre chanteur de Supercamarimba.
- DULCENIA BIDIANQUE
- DADU CISSE