Césars 2020 _Palmarès

  • Mis à jour : 29 février

PALMARES DES CESARS 2020

Pour la 45° remise des Césars, l’ambiance était plutôt froide. Elle s’est déroulée sur fond de polémique avec la démission des 21 membres de l’Académie des Césars et sur fond de protestation pour la présence du film "J’accuse" à cause des accusations portées sur le réalisateur Roman Polanski.

Florence Foresti était la maîtresse de cérémonie de cette 45ème édition des César, présidée par Sandrine Kiberlain. Il lui a fallu bien du talent pour essayer de réveiller une salle pétrifiée.

CESAR DU MEILLEUR FILM

- « Les Misérables » de Ladj Ly
Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers, Chris et Gwada, deux "Bacqueux" d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier. Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes...

CESAR DU MEILLEUR REALISATEUR - REALISATRICE

- Roman Polanski pour « J’accuse »
Ce César a valu une sortie ostentatoire d’un bon nombre de participants. Ce qui a fortement troublé la Présidente.
Pendant les 12 années qu’elle dura, l’Affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier.
Dans cet immense scandale, le plus grand sans doute de la fin du XIXème siècle, se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. L’affaire est racontée du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, va découvrir que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées.
A partir de cet instant et au péril de sa carrière puis de sa vie, il n’aura de cesse d’identifier les vrais coupables et de réhabiliter Alfred Dreyfus.

CESAR DE LA MEILLEURE ACTRICE

- Anaïs Demoustier pour « Alice et le maire »
Le maire de Lyon, Paul Théraneau, va mal. Il n’a plus une seule idée. Après trente ans de vie politique, il se sent comple ?tement vide. Pour reme ?dier a ? ce proble ?me, on de ?cide de lui adjoindre une jeune et brillante philosophe, Alice Heimann. Un dialogue se noue, qui rapproche Alice et le maire et e ?branle leurs certitudes.

CESAUR DU MEILLEUR ACTEUR
- Roschdy Zem pour « Roubaix, une lumière »
À Roubaix, un soir de Noël, Daoud le chef de la police locale et Louis, fraîchement diplômé, font face au meurtre d’une vieille femme. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes…

CESAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE
- Alexis Manenti pour « Grâce à Dieu »
Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi.
Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

CESAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE
-  Fanny Ardant dans « La Belle Epoque »
Victor, un sexagénaire désabusé, voit sa vie bouleversée le jour où Antoine, un brillant entrepreneur, lui propose une attraction d’un genre nouveau : mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique, cette entreprise propose à ses clients de replonger dans l’époque de leur choix. Victor choisit alors de revivre la semaine la plus marquante de sa vie : celle où, 40 ans plus tôt, il rencontra le grand amour...

CESAR DU MEILLEUR ESPOIR FEMININ
- Lyna Khoudri pour « Papicha »
Alger, années 90. Nedjma, 18 ans, étudiante habitant la cité universitaire, rêve de devenir styliste. A la nuit tombée, elle se faufile à travers les mailles du grillage de la Cité avec ses meilleures amies pour rejoindre la boîte de nuit où elle vend ses créations aux " papichas ", jolies jeunes filles algéroises. La situation politique et sociale du pays ne cesse de se dégrader. Refusant cette fatalité, Nedjma décide de se battre pour sa liberté en organisant un défilé de mode, bravant ainsi tous les interdits.

CESAR DU MEILLEUR ESPOIR MASCULIN
-  Alexis Manenti pour « Les Misérables »

CESAR DUMEILLEUR PREMIER FILM
- « Papicha » de Mounia Meddour

CESAR DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE
- « M » de Yolande Zauberman
« M » comme Menahem, enfant prodige à la voix d’or, abusé par des membres de sa communauté qui l’adulait. Quinze ans après il revient à la recherche des coupables, dans son quartier natal de Bnei Brak, capitale mondiale des Juifs ultra-orthodoxes. Mais c’est aussi le retour dans un monde qu’il a tant aimé, dans un chemin où la parole se libère… une réconciliation.

CESAR DU MEILLEUR FILM ETRANGER
- « Parasite » de Bong Joon-Ho
Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit a ? se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemne...

CESAR DU MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL
- Nicolas Bedos pour « La Belle Epoque »

CESAR DE LA MEILLEURE ADAPTATION
- Jérémy Clapin et Guillaume Laurant pour « J’ai perdu mon corps »
A Paris, Naoufel tombe amoureux de Gabrielle. Un peu plus loin dans la ville, une main coupée s’échappe d’un labo, bien décidée à retrouver son corps. S’engage alors une cavale vertigineuse à travers la ville, semée d’embûches et des souvenirs de sa vie jusqu’au terrible accident. Naoufel, la main, Gabrielle, tous trois retrouveront, d’une façon poétique et inattendue, le fil de leur histoire...

MEILLEURES COSTUMES
- Pascaline Chavanne pour « J’accuse »

CESAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION
- « J’ai perdu mon corps » de Jérémy Clapin

CESAR DU MEILLEUR COURT METRAGE D’ANIMATION
- « La nuit des sacs plastiques » de Gabriel Harel
Agathe, 39 ans, n’a qu’une obsession : avoir un enfant. Elle va retrouver son ex, Marc-Antoine, qui mixe de la techno dans les Calanques à Marseille. Alors qu’elle tente de le convaincre de se remettre ensemble, des sacs plastiques prennent vie et attaquent la ville.

CESAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE
- Dan Lévy pour « J’ai perdu mon corps »

CESAR DU MEILLEUR COURT METRAGE
- « Pile poil » de « Lauriane Escaffre et Yvonnick Muller »
Dans trois jours, Élodie passe l’épreuve d’épilation de son CAP d’esthéticienne. Son père, Francis, boucher, aimerait bien qu’elle l’aide davantage à la boucherie.