Cinéma et Histoire militaire : Les croix de bois (1914-1918)

  • Mis à jour : 17 mars

Le 17 mars 1932 : Sortie du film « Les croix de bois » de Raymond Bernard

Il s’agit d’une adaptation du roman « Les Croix de bois » de Roland Dorgelès, inspiré de l’expérience vécue par son auteur durant la Première Guerre mondiale, racontant le quotidien des soldats de l’armée française pendant cette guerre, publié en 1919 aux éditions Albin Michel.

Synopsis =
En France, pendant la Première Guerre mondiale, Gilbert Demachy, étudiant en droit, s’engage pour en découdre avec l’envahisseur allemand. La ligne de Front paraît stagner en Champagne. Terré dans les tranchées, chaque camp attend de passer à l’offensive..

Distribution =
Pierre Blanchar : soldat Gilbert Demachy
Gabriel Gabrio : Sulphart
Charles Vanel : caporal Breval
Raymond Aimos : soldat Fouillard
Antonin Artaud : soldat Vieublé
Paul Azaïs : soldat Broucke
René Bergeron : soldat Hamel
Raymond Cordy : soldat Vairon
Marcel Delaître : soldat Berthier
Jean Galland : capitaine Cruchet
Pierre Labry : soldat Bouffioux
Géo Laby : soldat Belin
René Montis : adjudant Morache
Jean-François Martial : soldat Lemoine
Marc Valbel : Maroux
Christian-Jaque : un lieutenant

Charles Vanel (Croix de guerre), Raymond Aimos, Jean Galland et Pierre Blanchar ont réellement combattu durant la « Grande Guerre », tout comme la majorité des acteurs et figurants. Pour les figurants, l’Armée française avait fourni quelques bataillons de jeunes recrues qui faisaient leur service militaire. N’étant pas satisfait de leur attitude, ni de leurs façons de se tenir dans la tranchée, Raymond Bernard décida d’employer des anciens de 14-18, à l’attitude plus « vraie ». Il en va de même pour le lieu du tournage qui est un vrai champ de bataille, l’armée ayant autorisé l’accès a des zones militaires. Le tournage fut d’ailleurs interrompu a plusieurs reprises car des corps de soldats ou des obus non éclatés remontaient a la surface. « Une grande partie du film a été réalisée en Champagne. Les traces des tranchées n’étant pas encore effacées, il nous suffisait de les remettre en état. Nous avons travaillé avec une ardeur et une conviction solide, une foi indéracinable, la certitude que nous collaborions à quelque chose d’utile, à une oeuvre qui resterait dans la mémoire des hommes »