Le cinéma du Kenya

  • Mis à jour : 30 juin

ACTEURS ET ACTRICES DU KENYA

Janet Mbugua
Filmographie :« Rush » – Pendo Adama


Samantha Mugotsia
Filmographie : « Rafiki » _ Prix d’interprétation féminine au FESPACO 2019.


Lupita Nyong’o
Filmographie :
- 2013 : 12 Years a Slave de Steve McQueen : Patsey
- 2014 : Non-Stop de Jaume Collet-Serra : Gwen Lloyd
- 2015 : Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force (The Force Awakens) de J. J. Abrams : Maz Kanata
- 2016 : Le Livre de la jungle (The Jungle Book) de Jon Favreau : Raksha (voix)
- 2016 : La Dame de Katwe (Queen of Katwe) de Mira Nair : Harriet Mutesi
- 2017 : Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi (The Last Jedi) de Rian Johnson : Maz Kanata
- 2018 : Black Panther de Ryan Coogler : Nakia
- 2019 : Us de Jordan Peele : Adélaïde Wilson / Red


- 2019 : Little Monsters d’Abe Forsythe : Miss Audrey Caroline
- 2019 : Star Wars, épisode IX  : L’Ascension de Skywalker (Star Wars : Episode IX – The Rise of Skywalker) de J. J. Abrams : Maz Kanata


Mary Oyaya
Filmographie :
- 2000 : « Les Âmes perdues »
- 2002 : « Star Wars, épisode II : L’Attaque des clone »s (Luminara Unduli)

FILMS SE DEROULANT AU KENYA

Le Kenya a été très prisé pour le tournage de films :
- « L’Affaire Macomber » _ Film américain réalisé par Zoltan Korda et sorti en 1947.
- « Mogambo » _ film américain réalisé par John Ford, sorti en 1953.


- « Simba » _ film britannique de Brian Desmond Hurst, sorti en 1955.
- « Au sud de Mombasa »_ Film américano-britannique de George Marshall sorti en 1956.
- « Safari » _ film britannique réalisé par Terence Young, sorti en 1956.
- « Le Carnaval des dieux » _ film américain réalisé par Richard Brooks, sorti en 1957
- « Les Aventuriers du Kilimandjaro » _ coproduction britannique et américaine, réalisé par Richard Thorpe, sorti en 1959.
- « Vivre libre » _ film britannique de James Hill sorti en 1966.


- « Plus venimeux que le cobra » _ Film hispano-italien réalisé par Bitto Albertini , sorti en 1971.
- « The Green Horizon » _ film japonais réalisé par Susumu Hani et Simon Trevor, sorti en 1980.
- « Out of Africa » _ film américain de Sydney Pollack, sorti en 1985


- « Sur la route de Nairobi » _ film américano-britannique réalisé par Michael Radford, sorti en 1987.
- « Les Chroniques de l’Afrique sauvage » _ série documentaire française réalisée par Laurent Frapat en 1995
- « Nowhere in Africa » _ film allemand de Caroline Link, sorti en 2001.
- « Company » _ thriller indien, réalisé par Ram Gopal Varma, sorti en 2002.
- « Lara Croft » : Tomb Raider, le berceau de la vie _ film américano-britannico-germano-japonais réalisé par Jan de Bont, sorti en 2003.
- « Massaï, les guerriers de la pluie » _ film français réalisé par Pascal Plisson, sorti en 2004
- « La Constance du jardinier » _ film britannique réalisé par Fernando Meirelles, sorti en 2005.
- « La Massaï blanche » _ film allemand réalisé par Hermine Huntgeburth, sorti en 2005
- « Umoja, le village interdit aux hommes » _ documentaire français sur le village kényan d’Umoja réalisé en 2008 par Jean Crousillac et Jean-Marc Sainclair.
- « Io, loro e Lara » _ film italien réalisé par Carlo Verdone, sorti en 2010
- « Eye in the Sky » _ thriller britannique réalisé par Gavin Hood, sorti en 2015.
- « Bloodshot » _ Film américain réalisé par David S. F. “Dave” Wilson, sorti en 2020.

LE CINEMA REVOLUTIONNE LA SOCIETE DU KENYA
(Ref. Le Monde )
Alors que le film « Rafiki » de Wanuri Kahiu qui dépeint une histoire d’amour entre deux adolescentes, avait été interdit, cette interdiction a été levée en 2018 pour lui permettre de concourir aux Oscars.i
La jeunesse de Nairobi s’était pressé dans les cinémas pour profiter de ses sept jours de projection.

Les bandes-annonces de superproductions américaines se succèdèrent. Puis, au bout d’une vingtaine de minutes, un avertissement du Comité kényan de classification des films (KFCB) a rappelé que le long-métrage qui allait être projeté était réservé aux plus de 18 ans en raison de « scènes potentiellement choquantes ». Les huées qui s’ensuivirent en dire long sur l’état d’esprit du public. Le générique de Rafiki, fut salué par un tonnerre d’applaudissements.

« Nous sommes là pour soutenir le film. Il fallait absolument venir le voir parce que c’est un long-métrage kényan et qu’il n’y en a pas souvent dans les cinémas ici », expliquait quelques minutes auparavant Lenana Kariba, un acteur de 30 ans au look soigné. « C’était tellement frustrant qu’il soit visible à l’extérieur du pays et pas ici », renchérit son amie Joyce Maina, 27 ans, tee-shirt blanc, jean slim et lunettes à reflets.

LES INSTITUTIONS AU KENYA
(Ref. Servan Ahougnon)
Au Kenya, le Kenya Film Commission Board (KFCB) souhaite collaborer avec des producteurs africains pour stimuler le 7e art au plan national. L’information a été fournie par le chef de l’institution, Ezekiel Mutua, lors du Festival international du film de Machakos.

« L’avenir de l’industrie cinématographique au Kenya réside dans les collaborations entre les différents acteurs de l’industrie à travers le continent. Pendant si longtemps, notre histoire africaine a été racontée par les médias occidentaux et il y a eu beaucoup de fausses représentations sur ce que nous sommes en tant que continent. Nous devons raconter notre propre histoire comme elle devrait être racontée et réclamer notre dignité », a déclaré Ezekiel Mutua.

Ce point de vue est partagé par Adedayo Thomas, le patron du régulateur du cinéma nigérian. Pour lui, malgré l’incroyable croissance de Nollywood, chaque pays du continent apporte une part à la créativité continentale, ce qui appelle une collaboration franche entre les nations africaines. Selon lui, cela permet également d’imposer des standards continentaux aux créateurs de contenu. « J’ai remarqué que beaucoup de films nigérians censurés ont été diffusés à la télévision kenyane », a-t-il déploré.

APPRENDRE LE CINEMA AU KENYA

C’est une école de cinéma perdue dans le plus grand ghetto d’Afrique. À Kibera, au cœur de Nairobi, la capitale du Kenya, on apprend à filmer, réaliser, produire avec trois bouts de ficelle. Jusqu’à accoucher de films de gangsters…
C’est dans un contexte de misère qu’en 2006, Nathan Collett vient poser sa caméra. Dans un court métrage, il raconte l’histoire d’un jeune orphelin de 12 ans qui rêve de devenir pilote et de s’envoler de ce merdier. Du Kenya à Hollywood, « Kibera Kid » décroche de nombreux prix, et fait naître des vocations.

« Après Kibera Kid, les gens de la communauté de Kibera ont commencé à me demander comment eux, à leur tour, pouvaient commencer à faire leur propre film, à raconter leurs propres histoires, et surtout comment je pouvais les aider avec tout ça. Je ne savais pas trop quoi leur répondre… »Nathan Collett finit par s’installer sur place en 2007. Il réalise « Togetherness Supreme, » prix du Meilleur Film International au festival de Santa Barbara, héritant au passage du joli surnom de Slumdog sans les millionnaires, et, un an plus tard, les premiers ateliers cinéma sont lancés.

« Puis en 2009, reprend Collett, on a plus ou moins démarré l’école à proprement parler. Plus ou moins, parce que c’était un sacré challenge étant donné que le simple accès aux choses de base s’avère complexe à Kibera. Pourtant, et c’est ce qui m’a frappé, les gens se sont impliqués. Vraiment. C’est peut-être con, mais ils arrivaient à l’heure, faisaient bien leur taf, quelles que soient les circonstances, et ne cherchaient pas d’excuses. En fait, ce sont vraiment des bosseurs, mais ils n’avaient jamais eu l’opportunité de le prouver. »

Ils l’ont désormais, puisque l’école se compose de deux personnes à plein temps, de six professeurs et cinq volontaires pour six étudiants. Au programme, tous les aspects du métier : écriture, story-boarding, production, réalisation, montage, distribution. Avec un accent mis, surtout, sur le travail de terrain. « Souvent, l’enseignement est très vertical, très théorique. Nous, on essaie d’être davantage dans le storytelling,de coller une caméra dans la main de nos étudiants et de les laisser nous raconter leurs histoires. D’autant qu’il se passe toujours quelque chose ici, que ce soit en bien ou en mal, c’est très intense... »

Omondi, un ancien étudiant décrit comme « spécial » par Nathan, gagnait sa vie en vendant des CD et étudiait l’électricité avant d’entendre parler de l’école. « J’ai réalisé que j’avais beaucoup de talent pour travailler avec une caméra et filmer, alors j’ai postulé », explique Omondi qui a mené à bout plusieurs projets à la Kibera Film School, notamment un documentaire sur l’école, quelques pubs, et même un improbable film de gangsters… Aujourd’hui, il est devenu professeur de photographie. « Je voulais utiliser ce talent pour le rendre à la communauté, explique-t-il. Cette école a transformé la vie de pas mal de gens de ce ghetto, et a changé leur façon de penser… » – Par Simon Capelli-Welter (2015)

PANORAMA DU CINEMA KENYAN AU 21° SIECLE

Les deux jeunes gens sont à l’image de ceux qui se pressent cette semaine au Prestige Plaza, un cinéma coincé entre des quartiers aisés de la capitale et le bidonville de Kibera. La plupart des dix-sept séances prévues affichent complet. Un paquet de pop-corn ou un café frappé à la main, les spectateurs qui entrent dans la salle rappellent les personnages de Rafiki (« ami » en swahili). Au-delà d’une histoire d’amour entre deux jeunes filles, le film fait la chronique de cette génération de la classe moyenne qui a grandi, un smartphone à la main, dans une métropole où se côtoient en permanence modernité et pauvreté.

En avril, quelques semaines après l’annonce de sa sélection au Festival de Cannes, Rafiki s’était vu refuser l’autorisation d’être projeté dans les cinémas de son pays. Le KFCB, organisme gouvernemental, lui reprochait « son but évident de promouvoir le lesbianisme au Kenya, ce qui est illégal et heurte la culture et les valeurs morales du peuple ».

Le pays est très conservateur au sujet de l’homosexualité, qui reste un crime en vertu de lois héritées de l’époque coloniale. Mais c’est en s’appuyant sur la Constitution, qui garantit les libertés fondamentales, que la réalisatrice Wanuri Kahiu a saisi la justice. Le tribunal a décidé d’autoriser temporairement la diffusion du film entre le 23 et le 29 septembre. Les dates comme la durée de cette levée d’interdiction n’ont rien d’anodin : être projeté durant sept jours dans son pays d’origine avant le 30 septembre 2018 permet à Rafiki de présenter sa candidature aux Oscars dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère.

FESTIVAL DE CINEMA AU KENYA

FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE MACHAKOS

FESTIVAL DU FILM POUR ENFANTS A NAIROBI

Ce festival organisé par l’Alliance française et le Goethe Institut met à l’honneur des films pour enfants et/ou réalisés par des enfants ou adolescents. Au programme : des courts métrages et des productions africaines essentiellement. Les meilleurs d’entre eux seront récompensés et le public pourra lui aussi élire son film préféré.

REALISATEURS ET REALISATRICES DU KENYA

Wanuri Kahiu
Biographie
Elle naît à Nairobi. En 2001, elle obtient un diplôme BSc en sciences de la gestion de l’université de Warwick. Elle rejoint ensuite le programme de maîtrise en direction de cinéma et télévision de l’université de Californie à Los Angeles. Elle reçoit une distinction en tant que réalisateur à Motion Pictures of America Associates Award and the Hollywood Foreign Press Award. Elle fait partie d’une nouvelle génération du cinéma africain. Son moyen métrage « Pumzi » est sélectionné au Festival du film de Sundance (dans l’Utah), l’un des principaux festivals du cinéma indépendant.

En 2018, son long-métrage « Rafiki » est sélectionné pour le festival de Cannes, dans la sélection Un certain regard. C’est le premier film kényan jamais sélectionné à Cannes. Il est inspiré du livre Jambula Tree, écrit par Monica Arac de Nyeko et récompensée par le prix Caine 2007, il raconte l’histoire d’amour vécue par deux jeunes femmes. Pour sa réalisatrice, il était urgent de faire ce film compte-tenu du climat anti-LGBT en Afrique de l’Est. Cette oeuvre, c’est, pour elle, la beauté et la difficulté de l’amour, des moments précieux pendant lesquels on s’élève au-delà de nos préjugés. Sa réalisation a nécessité de bousculer le cynisme profondément ancré dans la société concernant l’homosexualité à la fois auprès des acteurs, de l’équipe, de mes amis et de ma famille.

Filmographie
- « The Spark that Unites », documentaire
- « Ras Star », court métrage, juin 2007
- « My Sister, My Hero » documentaire
- « From a whisper », 2009. Il gagne 5 récompense à African Movie Academy Awards (AMAA)
- « Pumzi », 2009, moyen métrage, diffusé à Sundance 2010.
- « Rafiki, » long-métrage, présenté au festival de Cannes 2018.

Mark Peploe
Mark Peploe est un réalisateur et scénariste de cinéma né en 1943 au Kenya.
Filmographie
- 1995 : « Victory »
- 1991 : « Double vue »