Le cinéma de Singapour

  • Mis à jour : 21 avril

L’âge d’or du cinéma singapourien des années 1950-1960 est un paradis perdu à découvrir. Singapour fut une des principales plaques tournantes du cinéma asiatique, des années 1940 au début des années 1970. Aujourd’hui, et après de longues années sans aucune production, une génération nouvelle de cinéastes donne de la cité-Etat une nouvelle image. Certains se sont affirmés sur la scène internationale du cinéma d’auteur, d’autres développent un cinéma grand public. Quant aux singapouriens eux-mêmes, il sont restés l’une des populations au monde allant le plus au cinéma.

HISTOIRE

Du cinéma singapourien, que sait-on en France ? Bien peu de choses en somme, car au-delà de quelques récentes projections festivalières, c’est un cinéma qui n’existe pas sur nos écrans, quasiment jamais distribué en salle ou en vidéo, et encore plus rarement diffusé à la télévision. Le nombre de films singapouriens que le cinéphile pourtant averti connaît éventuellement se comptent sur les doigts des deux mains, pas plus : quelques Eric Khoo (« Storeys »,
Synopsis =
Ah Gu a ramené de Chine Lily, une jolie femme qu’il a connue à Pékin. Mais Lili n’est plus aussi aimante depuis qu’ils vivent à Singapour. Meng, un garçon bien sous tous rapports, est insupportabe à ses jeunes frères et soeur dont il a la garde. Quant à San San, elle est grosse, célibataire et se laisse insulter tous les jours par sa mégère de mère. Tous vivent et se croisent au 12è etage du Block 173 à Singapour.

« Be With Me », ayant eu l’honneur d’une sélection cannoise en leur temps)
Synopsis =
Un mariage d’histoires construites autour des thèmes de l’amour, de l’espoir et du destin. Les personnages de Be with me mènent des vies séparées, mais sont liés par un même désir : vivre auprès de l’être aimé.

Royston Tan , Le controversé , « Le beaucoup plus sage » ), et les – pour le moment – uniques longs métrages de Ho Tzu Nyen (Here, à la Quinzaine des réalisateurs en 2009),

(« Sandcastle »,
Traduit de l’anglais-Sandcastle est un long métrage de 2010 du réalisateur singapourien Boo Junfeng. Ce fut le premier film singapourien à être présenté à la Semaine internationale de la critique au Festival de Cannes. Il a remporté le prix du meilleur long métrage et du meilleur réalisateur au Vietnam International

et Anthony Chen (« Ilo Ilo », Caméra d’Or à Cannes en 2013, première absolue pour Singapour).
Synopsis =
En 1997 à Singapour, durant la crise économique asiatique, une tranche de vie de la famille Lim : la mère, enceinte et continuant à travailler, le père, en très grande difficulté professionnelle, Jiale, le fils au comportement perturbé et Teresa, la domestique philippine embauchée en premier lieu pour veiller sur Jiale. On suit principalement l’évolution du comportement de Jiale vis-à-vis de Teresa : à l’arrivée de celle-ci, c’est le rejet absolu de cette personne qui l’accompagne partout puis progressivement une sorte d’attachement nait entre eux. Les conditions de vie des employées de maison immigrées, qui doivent confier à d’autres leurs propres enfants et travailler illégalement pendant leur jour de repos pour payer leur garde, sont également décrites dans ce film.

Cette visibilité internationale relativement récente pourrait presque laisser à penser que nous assistons à la naissance d’un nouveau cinéma. C’est un peu vrai, tellement le septième art singapourien d’aujourd’hui semble sortir de nulle part, partant de zéro, devant s’inventer totalement. Mais c’est aussi une vue très largement fausse, car il y a eu un autre cinéma singapourien, allant de la fin des années 1940 à la fin des années 1960, alors que celui de la jeune génération actuelle ne vit le jour qu’à partir de 1995. Et au milieu, un étonnant coma cinématographique qui réduisit à néant toute production. La tabula rasa fut telle qu’il n’existe aucun lien entre les deux époques. Pas d’acteur ni de réalisateur qui aurait fait le pont entre les générations. D’où une cinématographie bifide. Deux visages d’un même pays, ne se ressemblant que fort peu, ne parlant même pas la même langue. Ainsi, le cinéma d’avant parle essentiellement malais et est interprété par des Malais, tandis que le cinéma d’aujourd’hui parle essentiellement chinois (avec une petite place faite à l’anglais) et est interprété par des acteurs pour la plupart ethniquement chinois. La programmation ici proposée est le reflet de cette réalité historique.

L’« ÂGE D’OR » PRÉ-INDÉPENDANCE

Ce cinéma d’avant est celui des grands studios historiques des frères Shaw

et du groupe Cathay. Reflet direct d’un monde colonial finissant, lorsque Singapour était encore une possession britannique (jusqu’en 1963), puis pendant deux ans un membre de la toute nouvelle Fédération des États de Malaisie, avant d’accéder à sa propre indépendance en 1965. Singapour faisait alors pleinement partie du monde malais, sur le plan géographique comme sur le plan culturel. Le malais en était la lingua franca, parlée non seulement par les Malais, habitants originels, mais aussi par les Chinois, Indiens et autres migrants qui en constituaient la population. À tel point que, lors de son accession à l’indépendance, Singapour choisit un hymne national en langue malaise. Par pure rationalité économique, produire des films en malais permettait, pour les Shaw et pour Cathay, de les vendre à Singapour, mais aussi en Malaisie et en Indonésie.

Cet âge d’or du cinéma malais attira dans l’île nombre d’acteurs, d’actrices, de réalisateurs, mais aussi de compositeurs, musiciens et chanteurs qui se retrouvèrent engagés sur des contrats de longue durée, rémunérés au mois, soit par la Malay Film Production créée en 1948 par les frères Shaw, soit par son concurrent Cathay-Keris formé en 1953. Si les producteurs étaient chinois, les personnages étaient essentiellement malais (et donc joués par des Malais), avec parfois quelques personnages secondaires indiens ou chinois. Étonnamment, une large partie des réalisateurs étaient indiens, tels que B.N. Rao ou K.M. Basker. Empruntant donc beaucoup aux codes du cinéma indien, principale source d’influence artistique, les centaines de films produits durant cet âge d’or comportent souvent des parties chantées et dansées. Des acteurs malais, tels que S. Roomai Noor ou M. Amin, particulièrement talentueux, purent progressivement aussi passer derrière la caméra. Mais s’il est un artiste malais qui incarna peut-être le mieux cet âge d’or, tant il le domina, c’est P. Ramlee. Tout d’abord repéré pour la beauté de sa voix, il s’affirma aussi comme compositeur, musicien, danseur, acteur (comique et dramatique) et réalisateur. Son « Penarik Beca », sorte de drame néo-réaliste malais se situant entre du Vittorio De Sica et du Bimal Roy, reste un classique. De son côté, Hussain Haniff, monteur devenu réalisateur, signa des drames historiques très soignés, comme « Hang Jebat », se déroulant au 15ème siècle dans le sultanat de Malacca. Au milieu de tout cela, extrêmement rares furent les cas de films produits en chinois, comme « Lion City », presque unique en son genre.

A Singapour, le cinéma se développe dans les années 1950 grâce à deux familles. L’aîné des Shaw Brothers, Run Run, vient y développer des films historiques masculins en malais, tandis que la Cathay produit des films musicaux et des mélodrames, avec des stars féminines et des réalisateurs aux considérations sociales, tel Hussain Haniff (« Les Voisins du village », 1965).
Synopsis =
Dans un village malais reculé (un kampong) de Singapour, la jeune Rohani vit avec sa mère. Celle-ci travaille comme bonne chez le riche Cik Puan dont la fille Minah organise régulièrement des fêtes où l’on danse le twist. Minah est amoureuse de Hassan, qui lui n’a d’yeux que pour Suriani malgré les objections de son père qui trouve la jeune fille trop occidentalisée. Tous ces jeunes gens ont des aspirations qui ne plaisent guère aux plus anciens du village. Un soir où Rohani est seule chez elle, un drame survient.

Cet âge d’or prend fin avec le crash de l’avion du patron de la Cathay et avec le départ de Run Run Shaw pour Hong Kong. Dans ce nouveau désert cinématographique, seule la série B « They call her.. ». Cleopatra Wong de « Bobby Suarez, 1978) connaît le succès. Il faut dire que Lee Kwan Yew, Premier ministre de 1959 à 1990, interdit tous les sujets sensibles (politique, religion, ethnie, sexe) afin de ne pas semer la division.

MÉLANCOLIE CONTEMPORAINE

Ce n’est qu’avec Eric Khoo, très symboliquement né en 1965 et ayant donc exactement l’âge de l’indépendance de son pays, qu’un nouveau cycle vit petit à petit, et non sans difficulté, le jour à partir du début des années 1990 avec ses premiers courts métrages, et plus encore à partir de 1995 avec son premier long métrage, « Mee Pok Man », dont l’importance symbolique ne saurait être ignorée. Tout le style d’Eric Khoo s’y trouve déjà, style qui eut une influence considérable sur les jeunes réalisateurs qui apparurent dans son sillage jusqu’au milieu des années 2000. Le film donna ainsi le ton de ce qu’allait être le cinéma singapourien des vingt années suivantes, à savoir un cinéma de la mélancolie urbaine dans un pays en quête d’identité.
Synopsis =
A Singapour, un jeune homme introverti, qui tient un restaurant de nouilles, tombe amoureux de Bunny, une des nombreuses prostituées qui fréquentent son établissement.

C’est la trace cinématographique d’un mal de vivre réel, dont le cinéma n’est pas le seul à se faire l’écho à Singapour, mais que l’on retrouve aussi dans la création théâtrale, littéraire et photographique locales. Dans ce registre, « Eating Air » de Kelvin Tong
Synopsis =
Un garçon, une fille, une moto, aucun frein... Boy rêve d’être un héros de manga et voue une vraie passion pour sa moto et ses amis. Girl s’occupe d’une photocopieuse le jour, vend des journaux la nuit et rêve de monter à l’arrière de la moto de Boy. La romance débute à peine qu’un des amis de Boy se retrouve poursuivi par des gangsters locaux. Boy doit faire des choix qui risquent de bouleverser à jamais sa vie et celle de ses compagnons...

et « Perth » de Djinn, se distinguent non seulement par leurs qualités esthétiques, mais aussi par la mélancolie rageuse qui les habitent. « Perth », film rugueux, très marqué par les codes cinématographiques occidentaux, est un peu un « Taxi Driver » tropicalisé, prenant le mythe de la réussite singapourienne complètement à revers.
Synopsis =
Perth : The Geylang Massacre est un film dramatique singapourien de 2004écrit et réalisé par Djinn (le pseudonyme d’Ong Lay Jinn). Il met en vedette Lim Kay Tong dans le rôle de Harry Lee, agent de sécurité à temps partiel et chauffeur de taxi à Singapour. C’est un "homme simple" autoproclamé dont la vie se complique lorsqu’il trouve du travail comme chauffeur pour un service d’escorte. Son titre fait référence à la ville australienne, où il rêve de prendre sa retraite et qu’il considère comme un paradis.

Un autre « ofni » du cinéma singapourien de ces dernières années est « Here », du réalisateur expérimental et artiste contemporain Ho Tzu Nyen, fortement influencé par Michel Foucault. Cette histoire d’asile d’aliénés est une métaphore cauchemardesque de Singapour. Sans doute est-ce là le versant le plus intellectuel et le plus contemporain de ce que le septième art singapourien peut offrir. Tout cela n’a vraiment que fort peu de lien avec le cinéma de l’âge d’or des studios. Mais sans doute est-ce précisément cette schize cinématographique qui fait du cinéma singapourien un cas intéressant car relativement unique.

FILMS

- « SERGEANT HASSAN »
1 h 52 min. 26 août 1958 (Singapour). Action, drame, guerre et romance.
Film de Lamberto V. Avellana et P. Ramlee avec P. Ramlee, Saadiah, Jins Shamsuddin
Synopsis =
Le sergent Hassan (P. Ramlee) a 10 ans lorsque son père est décédé. Sa mère est morte quand il était plus jeune. Le patron de son défunt père a pitié d’Hassan et l’adopte. Cependant, le frère adoptif d’Hassan, Ajis (Jins Shamsuddin) est jaloux d’Hassan. Même lorsqu’ils ont tous deux grandi, Ajiz et Buang (Salleh Kamil) intimident toujours Hassan ensemble. Dans le même temps, Salmah (Saadiah) a développé un béguin pour Hassan, alimentant encore plus la fureur d’Ajis. À l’approche de la Seconde Guerre mondiale, le Royal Malay Regiment commence à recruter de jeunes soldats pour lutter contre la guerre.
Ajiz rejoint le Royal Malay Regiment, mais Hassan s’est vu interdire de les rejoindre même s’il le voulait à cause de son père adoptif qui lui ordonne de s’occuper de son verger à la place. Pour cette raison, les villageois commencent à le traiter de lâche et à lui donner d’autres noms. Par conséquent, il s’enfuit de chez lui pour rejoindre le Régiment. Hassan veut prouver aux villageois qu’il est capable d’être un bon soldat. Peu de temps après, il est promu sergent.
Lorsque les Japonais ont envahi la Malaisie, le sergent Hassan et ses camarades les combattent courageusement. Hassan sauve également Ajiz qui est fait prisonnier de guerre par les Japonais. Dans le même temps, Buang devient un traître à sa propre nation en devenant membre de l’agent secret japonais Kempeitai. Buang utilise ses pouvoirs pour piller le village et forcer Salmah à l’épouser. Sa tentative échoue lorsque le sergent Hassan et ses camarades libèrent le village des Japonais, tandis que Hassan lui-même bat Buang dans un combat en tête-à-tête.
Film complet

- « THE THREE BACHELOR WARRIORS »
1 h 45 min. 28 mars 1959 (Singapour). Comédie.
Film de P. Ramlee avec P. Ramlee, S. Shamsuddin, Aziz Sattar

- « MUSANG BERJANGOUT »
2 h 08 min. 1 août 1959 (Singapour). Drame.
Film de P. Ramlee avec P. Ramlee, Saadiah, Habsah Buang
Synopsis =
Tun Nila Utama, le prince adoptif du royaume de Pura Cendana, est informé par le roi qu’il est temps pour lui de choisir une épouse. Cependant, Tun Nila refuse d’épouser l’une des femmes du royaume, affirmant qu’elles ne sont pas de vraies « femmes » parce qu’elles n’ont aucun honneur. Le roi est irrité par sa demande et lui ordonne de trouver une vraie femme, si une telle personne existe. Tun Nila accepte l’ordre et jure qu’il ne reviendra pas à Pura Chendana ni ne se rasera les cheveux tant qu’il ne l’aura pas retrouvée.
Tun Nila met en place le test qu’il utilisera pour trouver une vraie femme. Le test consiste en un sac qui contient un mélange de riz, sel, piment, oignons, ail et épices. Une vraie femme serait capable de cuisiner les articles dans le sac, et il épousera la femme qui le fera.
Tun Nila parcourt le pays, cherchant refuge dans n’importe quelle maison qui l’accueillera. S’il y a une femme en âge de se marier dans la maison, il lui demandera de cuisiner les articles dans le sac. Toutes les jeunes femmes, en voyant le contenu mélangé du sac, décident que la tâche est impossible ou que Tun Nila est fou, et toutes lui rendent le sac et son contenu intacts. Tun Nila finit par pousser une barbe épaisse alors que femme après femme est incapable de cuisiner les articles dans son sac.
Tun Nila rencontre finalement Puspawangi et demande à rencontrer ses parents. Alors que Tun Nila la suit, il découvre l’intelligence inhabituelle de Puspawangi. Lorsqu’ils arrivent à la maison, le père de Puspawangi accueille Tun Nila chez eux. Comme pour toutes les maisons précédentes qu’il a visitées, Tun Nila leur donne le sac et leur demande de cuisiner les aliments qu’il contient.
Dans la cuisine, Puspawangi et sa mère regardent dans le sac, et bien que la mère de Puspawangi dise rapidement que la demande de Tun Nila est impossible, Puspawangi l’arrête et dit que ce n’est pas la demande d’un fou, mais d’un homme intelligent. Elle verse les articles dans un grand plateau et tamise soigneusement le mélange. Finalement, elle sépare tous les articles en piles individuelles et est capable de les cuisiner
Cette nuit-là, Puspawangi présente la nourriture à toute la famille. Le père de Puspawangi est surpris par les plats inhabituels et demande d’où viennent toutes les épices, et Puspawangi dit que tout vient du sac de Tun Nila. Tun Nila est heureusement impressionné. Le lendemain matin, Puspawangi est étonné de voir que Tun Nila s’est rasé la barbe, révélant un beau visage. Tun Nila explique au père de Puspawangi la vérité derrière sa recherche et demande la main de Puspawangi en mariage.
Lorsque Tun Nila revient au palais royal avec Puspawangi, ses parents sont ravis qu’il ait trouvé son épouse. Cependant, le roi et tous ses ministres de haut rang sont enchantés par la beauté de Puspawangi et complotent individuellement pour se débarrasser de Tun Nila afin d’avoir Puspawangi pour eux-mêmes. Le roi fait semblant de tomber malade et consulte ses ministres pour avis. Ses ministres prétendent avoir rêvé que seule la mystique civette barbue pouvait guérir sa maladie. Ils prétendent également que la civette a peur des femmes, alors Tun Nila doit la chercher seule, laissant Puspawangi à la maison.
La nuit de l’absence de Tun Nila, le roi et ses ministres visitent Puspawangi un par un. Chaque fois que Puspawangi est capable de les tromper, prétendant être amoureuse de chacun d’eux alors qu’elle gagne du temps, les exhortant à prouver leur amour pour elle en faisant des choses humiliantes. Quand chaque nouvelle personne arrive, on dit à la précédente de se "cacher" quelque part dans la maison. Le roi est le dernier à arriver, et pendant qu’il est là, un "fantôme" apparaît à la fenêtre. Le roi et tous ses ministres sont terrifiés et fuient la maison, sauf un qui est piégé dans un coffre. Le fantôme se révèle alors être Tun Nila déguisé, ayant entendu tout l’incident depuis sa cachette sous la maison. Il loue la loyauté et l’habileté de Puspawangi à repousser les avances des hommes puissants.
Film Complet

- « PAK BELALANG THE FORTUNE TELLER »
1 h 51 min. 26 décembre 1959 (Singapour). Comédie.
Film de P. Ramlee avec P. Ramlee, Bad Latiff, Hashimah Yon
Synopsis =
Pak Belalang (Mr Sauterelle) est l’homme le plus paresseux du village de Pohon Beringin. Il a un fils nommé Belalan (Sauterelle).
Tout commence lorsque Belalang réussit à tromper deux voleurs, Badan (Corps) et Nyawa (Âme), qui viennent de voler deux vaches et deux chèvres. Ne connaissant pas qui sont les propriétaires légitimes, Belalang demande à son père de se faire passer pour un astrologue. Lorsque le propriétaire légitime se plaint au chef du village, Belalang leur conseille de demander de l’aide de son père. Naturellement, Belalang et son père connaissaient l’emplacement exact des animaux disparus. Bientôt, les villageois le reconnaisse comme un grand astrologue. Lorsque le trésor du sultan Shahrul Nizam est volé par les mêmes voleurs, le chef du village demande au sultan de consulter Pak Belalan, sans savoir que celui-ci est un imposteur.
Pak Belalan panique et se cache dans une grotte. Par chance, il réussit à retrouver le trésor caché. Le sultan, fou de joie, le nomme astrologue royal.
Plus tard, le sultan Baginda Masai approche le Sultan Shahrul Nizam et ses ministres et lui lance un pari : le perdant perdra son royaume. 4 énigmes sont posées au Sultan Shahrul Nizam, il doit les résoudre après 3 jours et 3 nuits. Pak Belalang a la lourde tâche de résoudre les énigmes.
Film complet

- « LES TROIS CELIBATAIRES FONT DU CINEMA »
2 h. 1961 (France). Comédie.
Film de P. Ramlee avec P. Ramlee, Aziz Sattar, S. Shamsuddin

- « TIGA ABDUL »
1 h 54 min. 1964 (Malaisie). Comédie.
Film de P. Ramlee avec P. Ramlee, Sarimah, S. Kadarisman
Synopsis =
Ismet Ulam Raja est un riche homme d’affaires avec trois fils, Abdul Wahab, Abdul Wahib et Abdul Wahub. Abdul Wahab et Abdul Wahib sont égoïstes et soucieux de l’argent, ils dirigent leurs entreprises individuelles avec succès. Abdul Wahub, quant à lui, mène une vie simple et possède un petit magasin de musique. Quand Ismet Ulam Raja a une crise cardiaque le jour de son anniversaire, Abdul Wahab et Abdul Wahib commencent à calculer la richesse qu’ils vont gagner à la mort de leur père. Abdul Wahub est consterné par leur comportement et essaie de faire aller leur père à l’hôpital, bien qu’Ismet Ulam Raja soit fortement contre les hôpitaux. Leur père meurt à la maison et les deux frères aînés répartissent immédiatement la vaste richesse de leur défunt père entre eux deux tandis qu’Abdul Wahub n’hérite que de la maison de leur père. Bien qu’Abdul Wahub soit bouleversé par cette injustice, il l’accepte car il est le plus jeune frère et retourne à sa simple entreprise de musique.
Sadiq Segaraga, un ami de feu Ismet Ulam Raja, a également jeté les yeux sur l’immense richesse qui appartenait autrefois à son ami. Il ordonne à ses trois belles filles, Hamidah, Rafidah et Ghasidah, de courtiser les trois Abduls. Hamidah réussit à courtiser Abdul Wahab et Rafidah réussit à courtiser Abdul Wahib, mais Ghasidah et Abdul Wahub ne se disputent qu’à vue.
Les deux aînés Abduls rencontrent Sadiq Segaraga pour demander les mains de ses deux filles en mariage. Sadiq accepte, à condition qu’ils signent un contrat écrit par lui et son avocat, Kassim Patalon. Le contrat stipule que si les Abduls perdent leur sang-froid à tout moment de leur mariage, toute la richesse qu’ils possèdent ira à Sadiq et les Abduls seront vendus comme esclaves. Bien qu’ils se méfient du contrat, ils acceptent de le signer. Après le mariage, Abdul Wahab et Abdul Wahib emménagent dans la maison de Sadiq, où on leur dit qu’ils ne sont pas autorisés à manger leur nourriture, seulement à la sentir, et qu’ils doivent dormir dans les écuries, pas dans les chambres de leurs femmes. Les deux Abduls perdent leur sang-froid à ces conditions, et Sadiq révèle le contrat, revendiquant toutes leurs richesses et vend les deux hommes comme esclaves.
Abdul Wahub voit ses frères être vendus sur le marché, mais ne peut rien faire. Cette nuit-là, l’esprit de son père lui apparaît dans un rêve, lui disant de rencontrer un homme nommé Sulaiman Akh-laken. Abdul Wahub fait ce qu’on lui a demandé et il s’avère que Sulaiman Akh-laken est l’avocat d’Ismet Ulam Raja qui a géré les propriétés d’Ismet à l’étranger, qui sont maintenant transmises à Abdul Wahub. Abdul Wahub découvre qu’il est plusieurs fois plus riche que ses deux frères aînés réunis. Utilisant ces connaissances, il commence son plan en rencontrant Sadiq Segaraga et en demandant la main de Ghasidah en mariage. Au début, Sadiq a refusé d’accepter la proposition d’Abdul Wahub parce qu’il pense qu’Abdul Wahub est plus pauvre que ses frères, mais après qu’Abdul Wahub ait montré la preuve de sa richesse, Sadiq accepte immédiatement. Sadiq montre à Abdul Wahub le même contrat qu’il avait présenté à ses frères aînés, et Abdul Wahub dit qu’il le signera, à condition que Sadiq signe un autre contrat. Le deuxième contrat stipule que si Sadiq perd son sang-froid, alors Abdul Wahub réclamera toute sa richesse et vendra Sadiq comme esclave.
Abdul Wahub et Ghasidah sont mariés, bien qu’ils se détestent toujours. Abdul Wahub arrive au domicile de Sadiq et se fait dire les mêmes choses que ses frères, mais, étant préparé, il réagit facilement à toutes les conditions. Les jours suivants, Abdul Wahub contrecarre la supercherie de Sadiq en évitant Ghasidah, en allant à des rendez-vous supposés dîner avec une autre femme et en donnant toutes les choses de la boutique de Sadiq aux pauvres. A chaque fois, Sadiq s’emporte presque, mais son avocat Kassim Patalon lui rappelle le contrat qu’il a signé.
Ghasidah confronte alors Abdul Wahub, lui demandant s’il a vraiment une liaison avec une autre femme. Au début, Abdul Wahub prétend que c’est vrai. Mais il est révélé plus tard que c’était juste faire semblant, et qu’il est en fait amoureux de Ghasidah, et Ghasidah est amoureuse de lui.
Sadiq Segaraga finit par s’emporter quand Abdul Wahub invite les habitants de la ville dans la maison de Sadiq pour emporter tout ce qu’ils veulent. Lorsque Sadiq admet qu’il est vraiment en colère, Abdul Wahub révèle le contrat, prenant tout ce que Sadiq possède et vend Sadiq, Kassim Patalon, Rafidah et Hamidah comme esclaves sur le marché.
Au bout d’un moment, Abdul Wahub achète Abdul Wahab et Abdul Wahib (qui ont été achetés par un marchand), ainsi que Sadiq, Rafidah et Hamidah (à l’exception de Kassim Patalon, le laissant seul) et les ramène tous à la maison qui était autrefois le seul héritage qu’Abdul Wahub a hérité d’Ismet Ulam Raja. Après un discours en larmes, Abdul Wahub s’excuse auprès de tout le monde pour ce qu’il a fait et annule les contrats qui les liaient en tant qu’esclaves. A la fin du film, tous ceux qui ont passé leur temps comme esclaves ont appris leur leçon.
Film complet

- « RIVALS THREE »
1 h 40 min. 12 février 1964 (Singapour). Comédie.
Film de P. Ramlee avec P. Ramlee, Sarimah, Ahmad Nisfu

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-  « CLEOPATRE LA PANTHERE DU KUNG FU »
1 h 30 min. 10 novembre 1978 (Philippines). Action et arts martiaux.
Film de Bobby A. Suarez avec Marrie Lee, George Estregan et Dante Varona

- « BUGIS STREET »
1 h 42 min. 13 avril 1995 (Singapour). Comédie dramatique.
Film de Yonfan avec Hiep Thi Le, Michael Lam Wai-leung, Benedict Goh
Synopsis =
Lien, 16 ans, interprété par l’actrice vietnamienne Hiep Thi Le, est le protagoniste principal. Bien qu’elle ait travaillé un temps comme domestique dans une maison dont le "jeune maître" l’adorait dans sa ville natale de Malacca en Malaisie occidentale, la jeune fille apparaît comme ayant mené une vie étonnamment protégée. Elle se rend à Singapour pour chercher un emploi comme femme de chambre à l’hôtel Sin Sin le long de Bugis Street.
Elle semble tout à fait satisfaite pendant un certain temps de posséder une vision naïve et romancée des événements exubérants à l’hôtel où elle assiste "au triste départ d’un gentleman américain" de la maison et du lieu de travail de "sa fille chinoise". L’invité est en fait un marin américain actuellement sobre mais en colère qui a découvert tardivement que la prostituée chinoise singapourienne qu’il a ramassée dans Bugis Street et avec qui il a passé une nuit bien arrosée se trouve être une femme trans. Bientôt, le nouvel employé Lien découvre que bon nombre des locataires de longue date de l’établissement économique, dont le tarif de location de chambre est de 3 dollars singapouriens, que ce soit pour une heure ou toute la journée et la nuit, sont des femmes trans.
Bien que sa première réaction en voyant quelqu’un avec des seins et un pénis soit une répulsion qui la pousse à envisager de fuir le quartier, elle écoute et tient compte des cajoleries et des conseils de Lola, la résidente trans de l’hôtel qui l’a bien traitée depuis le début. de son passage. Elle en vient à accepter les personnalités uniques et complexes de la communauté non orthodoxe, qui à leur tour commencent également à l’accepter. Alors qu’elle apprend à regarder au-delà de la surface, elle est récompensée par la généreuse amitié du cosmopolite et sophistiqué Drago, qui est revenu de Paris pour s’occuper de sa mère mourante mais aimante et tolérante.
Alors que Lien apprend les voies du monde via ses rencontres avec Meng, le petit ami gluant et souvent sous-habillé de Lola, ainsi que des escapades nocturnes en ville avec les autres habitants de l’hôtel Sin Sin, elle commence à voir la beauté dans des endroits improbables et grandir malgré la présence de la laideur dans un monde imparfait.

- « MEE PAK MAN »
1 h 45 min. 24 juillet 1995 (Singapour). Drame.
Film de Eric Khoo avec Joe Ng, Michelle Goh (1), Lim Kay Tong

- « 12 STOREYS »
1 h 45 min. 24 septembre 1997 (France). Drame.

- EATING AIR
1999 _ Action et romance.
- Film de Kelvin Tong et Jasmine Ng Kin-kia avec Alvina Toh, Joseph Cheong, Ferris Yeo

- « THE EYE »
1 h 35 min. 27 août 2003 (France). Épouvante-Horreur et fantastique.
Film de Danny Pang et Oxide Pang avec Angelica Lee, Lawrence Chou, So Yut Lai
Synopsis =
Aveugle depuis l’âge de cinq ans, le violoniste classique de Hong Kong, Wong Kar Mun, âgé de 20 ans, subit une greffe de cornée oculaire après avoir reçu une paire d’yeux neufs d’un donneur. Au départ, elle est heureuse de retrouver la vue mais devient troublée lorsqu’elle commence à voir des personnages mystérieux qui semblent prédire des morts horribles. La nuit avant sa sortie de l’hôpital, elle voit une silhouette sombre accompagnant un patient hors de la chambre et le lendemain matin, le patient est déclaré mort.
Mun va voir le neveu de son médecin, le Dr Wah, un psychothérapeute, au sujet des entités étranges qu’elle a vues. Il est sceptique au début, mais au fur et à mesure qu’il développe une relation plus étroite avec elle, il décide de l’accompagner lors d’un voyage dans le nord de la Thaïlande pour retrouver Ling, la donneuse d’yeux. Lorsqu’ils interrogent un médecin du village sur Ling et sa famille, il ne veut rien révéler mais devient plus coopératif lorsque Mun lui dit qu’elle voit ce que Ling avait l’habitude de voir. Apparemment, Ling avait une capacité psychique qui lui permettait de prévoir la mort et le désastre. Cependant, ses concitoyens l’ont mal interprétée comme une malédiction et ont refusé de lui faire confiance. Une fois, Ling a essayé d’avertir les gens d’une catastrophe imminente, mais ils l’ont chassée avec incrédulité. Lorsque sa vision s’est réalisée, elle s’est sentie coupable de la mort et s’est pendue. La mère de Ling est à la fois déprimée et en colère contre sa fille et n’a jamais pardonné à Ling de s’être suicidée, jusqu’à ce qu’une nuit, l’esprit de Ling possède Mun et tente de se suicider. La mère de Ling sauve Mun et s’effondre, disant qu’elle a pardonné à Ling et que l’esprit de Ling part en paix.
Sur le chemin du retour, leur bus est pris dans un embouteillage et Mun voit des centaines de silhouettes fantomatiques traîner lourdement sur la route. Croyant qu’une catastrophe approche, elle sort du bus en courant et essaie d’avertir tout le monde de partir, mais personne ne la comprend et pense qu’elle est folle. En fait, l’embouteillage est dû à un camion-citerne qui s’est renversé et bloque la route. Le camion commence à fuir du gaz naturel mais personne ne le remarque. Un conducteur redémarre son moteur et allume le gaz, provoquant une explosion de chaîne. Le Dr Wah sauve Mun de la mort en la protégeant avec son corps, mais Mun est déjà aveuglé par des fragments de verre. Dans l’épilogue, un Mun aveugle est vu errant dans les rues de Hong Kong. Bien qu’elle ait de nouveau perdu le sens de la vue, elle est heureuse d’avoir maintenant le soutien et l’amitié du Dr Wah.

- « TURN LEFT, TURN RIGHT »
1 h 35 min. 11 septembre 2003 (France). Romance et comédie.
Film de Johnnie To et Wai Ka-Fai avec Takeshi Kaneshiro, Gigi Leung, Edmund Chen
Synopsis =
L’histoire raconte l’histoire de deux personnes qui vivent dans des bâtiments juste à côté l’un de l’autre, séparés seulement par un mur, et sont toujours proches l’une de l’autre mais n’arrivent pas à se trouver.
John Liu (Takeshi Kaneshiro) est un violoniste qui travaille de boulot en boulot. Lors d’un de ses concerts, il rencontre June, qui lui propose de le raccompagner chez lui. Cependant, elle flirte agressivement avec John pendant le trajet, ce qui l’effraie. Pour s’éloigner d’elle, il saute de sa voiture et court vers son immeuble. Le lendemain, il la voit l’attendre dans le coin gauche de son immeuble ce qui lui évite d’aller à gauche de son immeuble.
Eve Choi (Gigi Leung) est traductrice pour une maison d’édition. Son travail consiste à traduire des livres étrangers en chinois. Elle se voit confier la lourde tâche de traduire un roman d’horreur en chinois. La nuit, en traduisant le roman d’horreur, elle prend peur et pense que sa maison est hantée. Le lendemain, elle remarque un arbre effrayant à droite de son immeuble et, effrayée, elle refuse d’aller à droite de son immeuble.
John et Eve se rencontrent par hasard à la fontaine du parc, lorsqu’il l’aide à ramasser ses papiers tombés dans la fontaine. Ils découvrent qu’ils s’étaient rencontrés quand ils étaient plus jeunes dans un parc d’attractions, lorsque leurs deux écoles avaient organisé une sortie scolaire au même endroit. Ensuite, Eve avait demandé à John son numéro de téléphone, mais les deux ne se sont jamais contactés car elle a laissé son sac d’école dans le train et a perdu le numéro de téléphone de John. Les deux rient du passé et échangent des numéros de téléphone sans se demander le nom de l’autre avant de se séparer rapidement à cause d’un orage à venir.
Cette nuit-là, les deux sont heureux et excités de s’être retrouvés, mais tous deux ont également attrapé la grippe à cause de la tempête de pluie précédente. Le médicament contre la grippe que John a sous la main est périmé et il décide de ne pas le prendre. Eve est folle de joie et oublie de prendre ses médicaments. Le lendemain, les deux sont dévastés d’apprendre que les numéros de téléphone qu’ils avaient échangés sont illisibles à cause du papier mouillé pendant l’orage. Tous deux ne peuvent distinguer que quelques numéros et appellent en vain plusieurs numéros de téléphone au hasard dans l’espoir de se joindre.
L’un des numéros qu’ils ont appelés est un restaurant dans lequel Ruby (Terri Kwan) travaille en tant que serveuse et livreuse. John et Eve, malades et ne voulant pas quitter leur domicile parce qu’ils ont peur de manquer l’appel téléphonique de l’autre personne, décident de se faire livrer au restaurant Ruby’s. Ruby tombe amoureuse de John au premier regard lorsqu’elle arrive chez lui pour faire sa livraison. En voyant les morceaux de papier tachés sur la table de John et Eve, Ruby découvre bientôt que les deux essaient de se retrouver. Pour distraire John de l’appartement situé dans le bâtiment voisin, Ruby lui dit qu’une vieille dame habite dans cet appartement.
La grippe de John et Eve devient si grave qu’ils sont tous deux emmenés à l’hôpital, John par Ruby et Eve par une ambulance. Ils rencontrent tous les deux le Dr Hu ( Edmund Chen ), mais le Dr Hu se trouve être un ancien camarade de classe universitaire d’Eve, qui a le béguin pour elle. Il dit à Eve que ce doit être le destin qu’ils se rencontrent à nouveau et procède à son enregistrement à l’hôpital pour obtenir les meilleurs soins possibles, tout en déchargeant John de l’hôpital, ne changeant d’avis que lorsque Ruby se dispute avec lui sur la gravité de la maladie de John. est. John et Eve donnent les clés de leur maison à Ruby et au Dr Hu pour qu’ils configurent la messagerie vocale chez eux au cas où l’autre personne appellerait.
Une fois que John et Eve sont sortis de l’hôpital, ils découvrent que le Dr Hu et Ruby avaient littéralement emménagé dans chacun de leurs appartements, mais tous deux précisent qu’ils ne s’intéressent pas à eux car ils aiment déjà quelqu’un d’autre. Le cœur brisé, ivre et sanglotant l’un pour l’autre, le Dr Hu et Ruby décident de se réunir. Se vengeant de John et Eve pour leur avoir brisé le cœur, ils leur envoient des photos montrant combien d’endroits ils avaient manqué de se retrouver. John et Eve retrouvent le Dr Hu et Ruby pour parler des photos qu’ils avaient reçues par la poste. Ruby donne le numéro de téléphone d’Eve à John en lui disant que c’est son numéro pour tester si elle a déjà été dans son cœur et le Dr Hu fait de même avec Eve, mais ils n’appellent pas.
John et Eve sont frustrés de ne pas pouvoir se trouver et décident de travailler à l’étranger. Le jour où ils doivent quitter Taïwan, un tremblement de terre frappe, détruisant le mur qui sépare leur appartement. Les deux se retrouvent enfin.
Film complet

- « THE MAID »
1 h 33 min. 18 août 2005 (Singapour). Épouvante-Horreur.
Film de Kelvin Tong avec Alessandra De Rossi, Hong Huifang, Benny Soh
Synopsis =
Les Chinois croient que pendant le Septième Mois, les portes de l’enfer sont ouvertes et que les esprits des morts sont autorisés à parcourir le monde librement pendant un mois. Originaire d’un petit village des Philippines, Rosa, 18 ans, arrive à Singapour le premier jour du septième mois pour travailler comme domestique. Elle a un besoin urgent d’argent pour sauver son jeune frère qui est malade à la maison. Ses employeurs, les vieux M. et Mme Teo, semblent bienveillants et sympathiques. Leur fils handicapé intellectuel, Ah Soon, s’intéresse également à Rosa immédiatement.
Entre le nettoyage de la maison et l’aide aux Teos sur leur lieu de travail à l’opéra Teochew, les choses commencent à mal tourner. Rosa aperçoit d’étranges apparitions la nuit et fait également des cauchemars saisissants. Elle découvre Esther, une femme de chambre philippine qui travaillait pour les Teos deux ans avant son arrivée. Esther avait apparemment la même bonne relation avec Ah Soon qu’elle le fait maintenant. Rosa commence à soupçonner que quelque chose cloche.
Alors que Rosa explore certaines des zones ombragées de la maison, elle découvre le cadavre brûlé d’Esther caché dans un tambour caché. À travers une vision, le fantôme d’Esther montre à Rosa qu’Ah Soon a violé Esther il y a deux ans le même jour du Septième Mois. Lorsque ses parents ont été témoins de l’incident, ils ont tenté d’empêcher Esther d’appeler la police. M. Teo l’a battue au sol, l’a emmitouflée et a versé de l’huile sur elle avant de l’incendier, la brûlant à mort.
Effrayée par la vision, Rosa tente de s’échapper mais Ah Soon l’arrête. Elle découvre rapidement qu’Ah Soon est aussi un fantôme lorsqu’elle essaie de le poignarder, pour se rendre compte qu’il semble indemne. Il s’avère qu’Ah Soon s’est suicidé peu de temps après la mort d’Esther. Au lieu de passer dans l’au-delà, il a choisi de retourner à la maison pour retrouver le fantôme d’Esther, dont il était amoureux.
M. Teo apparaît soudainement et assomme Rosa et l’attache. Lorsque Rosa se réveille, Mme Teo lui dit que les Teos croient depuis longtemps que les fantômes peuvent aussi se marier et que tout leur motif pour l’inviter à Singapour était de la sacrifier pour qu’elle soit mariée à leur fils décédé. Lorsqu’ils essaient de pendre Rosa, le fantôme d’Ah Soon se souvient soudainement de la façon dont son père a brutalement assassiné Esther l’année précédente et dit à ses parents qu’il ne veut plus voir de morts dans la maison.
In a scuffle, Ah Soon’s ghost accidentally pushes his father towards the altar, spilling oil on him. The oil ignites and causes him to be burnt to death. Rosa manages to break free with the help of Esther’s ghost and tries to escape. Mrs Teo picks up a knife and tries to finish her off once and for all. Rosa dashes out of the house and crosses the road with Mrs Teo close behind. Rosa stumbles and falls on the other side of the road, but as Mrs Teo approaches her menacingly with the knife in hand, an oncoming truck hits Mrs Teo and kills her instantly. Rosa heaves a sigh of relief.
In the final sequence, Rosa is seen heading to the airport to fly back to her hometown on the last day of the Seventh Month when the gates of hell are closing. She takes with her the urn containing Esther’s ashes as she enters the airport while the ghosts of the Teo family watch her disappear beyond the doors.
Film complet

- « BE WITH ME »
1 h 30 min. 12 octobre 2005 (France). Drame, romance et sketches.
Film de Eric Khoo avec Seet Keng Yew, Chiew Sung Ching, Ezann Lee
Synopsis =
"Be with me" consiste en trois histoires d’amour contre la solitude :
1)Un commerçant vieillissant et solitaire ne croit plus à la vie depuis la mort de sa femme. Mais il est sauvé du désespoir en lisant un livre autobiographique et en rencontrant son auteur, une femme sourde et aveugle de son âge.
2)Fatty, agent de sécurité dans la cinquantaine, vit pour deux choses : la bonne bouffe et l’amour pour une jolie cadre vivant dans son immeuble. Mais, s’il est facile de satisfaire son premier besoin, conquérir le cœur de la lointaine belle est un cheval d’une autre couleur.
3) Deux écolières adolescentes apprennent à se connaître sur Internet. Bientôt, ils tombent amoureux.
Film complet

- « NO DAY OFF » (2006)
39 min. 29 avril 2006 (Singapour). Drame.
Court-métrage de Eric Khoo

- « LES SOEURS PAPAYE »
1 h 45 min. 9 août 2007 (France). Comédie dramatique, comédie musicale et drame.
Film de Royston Tan avec Qi Yuwu, Mindee Ong, Yeo Yann Yann
- « PLEASURE FACTORY »
1 h 25 min. 25 octobre 2007 (Singapour). Drame.
Film de Ekachai Uekrongtham avec Yang Kuei-mei, Ananda Everingham, Loo Zihan
- « MY MAGIC »
1 h 15 min. 5 novembre 2008 (France). Drame.
Film de Eric Khoo avec Francis Bosco, Jathisweran, Seet Keng Yew
- « HAUNTED CHANG »
1 h 21 min. 2010 (France). Épouvante-Horreur.
Film de Andrew Lau et Tony Kern avec Faridino Assalam, Farid Azlam, Sheena Chan
- « LOVE CUTS »
1 h 53 min. 9 septembre 2010 (Singapour). Drame.
Film de Gerald Lee avec Zoe Tay, Kenny Ho Ga-Ging, Allan Wu
- « MISTER JOHN »
1 h 35 min. 27 septembre 2013 (Irlande). Drame.
Film de Joe Lawlor et Christine Molloy avec Aidan Gillen, Zoe Tay, Molly Rose Lawlor
- « TO SINGAPORE, WITH LOVE »
1 h 08 min. 3 octobre 2013 (Singapour).
Documentaire de Tan Pin Pin avec Swee Chai Ang, Sun Wing Chan, Mr. & Mrs Hee Kim Tan
- « LETTERS FROM THE SOUTH »
1 h 44 min. 6 octobre 2013 (Birmanie). Drame et sketches.
Film de Aditya Assarat, Royston Tan, Midi Z avec Huang Lu, Rinlapat Techapattanawit, Siravit Lilitsuwan
- « ILO ILO »
1 h 39 min. 4 septembre 2013 (France). Drame.
Film de Anthony Chen avec Yeo Yann Yann, Tianwen Chen, Anglei Bayani
- « CANOPY »
1 h 23 min. 2 octobre 2014 (France). Aventure, drame et guerre.
Film de Aaron Wilson avec Khan Chittenden, Tzu-yi Mo, Robert Menzies
- « LANG TONG »
1 h 22 min. novembre 2014 (Singapour). Érotique et thriller.
Film de Sam Loh avec Vivienne Tseng, William Lawandi, Angeline Yap
- « 7 LETTERS »
1 h 56 min. 24 juillet 2015 (Singapour). Drame et sketches.
Film de Eric Khoo, Jack Neo, K Rajagopal avec Faizal Abdullah, Aric Hidir Amin, Juliette Binoche
- « DISTANCE »
1 h 48 min. 13 mai 2016 (Chine). Drame et sketches.
Film de Sivaroj Kongsakul, Tan Shijie et Xin Yukun avec Wilson Chen Bo-lin, Ji ?ng Wén-Lì, Paul Chun Pui
- « HÔTEL SINGAPURA »
1 h 44 min. 24 août 2016 (France). Drame, romance, Érotique et sketches.
Film de Eric Khoo avec Boon Pin Koh, Daniel Jenkins, Josie Ho
- « BEYOND SKYLINE »
1 h 45 min. 28 février 2018 (France). Action, science-fiction et arts martiaux.
Film de Liam O’Donnell avec Frank Grillo, Bojana Novakovic, Iko Uwais
- « LES ETENDUES IMAGINAIRES »
1 h 35 min. 6 mars 2019 (France). Policier, drame, thriller et film noir.
Film de Siew Hua Yeo avec Peter Yu, Xiaoyi Liu, Guo Yue
- « WET SEASON »
1 h 43 min. 19 février 2020 (France). Drame.
Film de Anthony Chen avec Yeo Yann Yann, Koh Jia Ler, Christopher Lee Ming-shun

REALISATEURS

ERIK KHOO

Eric Khoo s’intéresse très tôt au cinéma et tourne dès l’âge de huit ans des petits films avec la caméra Super 8 de sa mère. Cette passion le conduit ensuite à s’inscrire au City Art Institute de l’université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney, en Australie. Il est marqué par les westerns spaghetti, par « Taxi Driver » et par des cinéastes aussi divers qu’Aki Kaurismäki, Krzysztof Kie ?lowski, Shin’ya Tsukamoto et Steven Spielberg.

ANTHONY CHEN

Anthony Chen (né le 18 avril 1984) est un réalisateur de Singapour qui a obtenu la Caméra d’or lors du festival de Cannes 2013 pour « Ilo Ilo ». IL commence son éducation cinématographique à 17 ans en fréquentant la Ngee Ann Polytechnic’s School of Film & Media Studies (en) de Singapour, puis il parfait son éducation cinématographique à la National Film and Television School de Londres, où il est désormais installé.

ROYSTONE TAN
Royston Tan, né le 5 octobre 1976) est un réalisateur de Singapour. Il est diplômé de l’École polytechnique Temasek de Singapour, dont il a suivi les cours de communication visuelle. Il commence à être connu depuis ses courts métrages « Sons » (2000), « Hock Hiap Leong » (2001), « 48 on AIDS » (2002), « Mother » (2002) et 15 (2002). La revue Time le désigne comme l’un des 20 héros asiatiques de moins de 40 ans.
Ses films décrivent généralement des personnages asociaux.

SANDI TAN

Sandi Tan (née en 1972 à Singapour) est critique de cinéma, écrivaine et réalisatrice. Après avoir fréquenté l’Université du Kent, elle a écrit en tant que critique de cinéma pour The Straits Times de 1995 à 1997 avant de fréquenter l’école de cinéma de l’Université de Columbia
et d’obtenir une maîtrise en beaux-arts en scénarisation. Son premier court métrage, « Moveable Feast », était sa participation au Festival international du film de Singapour en 1996.
Tan a travaillé comme réalisatrice pour les courts métrages Moveable Feast (1996) et « Gourmet « Baby » » (2001), mais est surtout connue pour son long métrage documentaire de 2018, « Shirkers. » Shirkers a fait ses débuts au Festival du film de Sundance 2018, au cours duquel il a remporté le prix de la réalisation : Documentaire du cinéma mondial. Son premier roman, The Black Isle, a été publié par Grand Central Publishing en 2012 et a été généralement bien accueilli par les critiques et les lecteurs.

ACTEURS

CHIN HAN

Chin Han, né le 27 novembre 1969, est un acteur singapourien. Il parle très bien l’anglais ce qui lui a permis de tenir des rôles dans des productions américaines.

S. SHAMSUDDIN

Sahamsudin bin Dali (né le 1er janvier 1929, et mort à Singapour le 4 juin 2013), plus connu sous le nom de S. Shamsudin, est un acteur singapourien né à Singapour, célèbre durant les années 1950 et 1960. Il est connu pour avoir interprété des personnages très drôles dans ses films. Il est reconnu à l’écran pour les mouvements rapides de son corps et sa façon très éloquente de parler. Il a joué dans de nombreux films, notamment « Bujang Lapok », « Antara Dua Darjat » et « Panggilan Pulau »

XIE SHAOGUANG

Xie Shaoguang, 15 septembre 1960) est un ancien acteur singapourien d’origine chinoise. En 2010, il est surtout connu pour ses rôles dans différents drames diffusés par MediaCorp sur le canal 8 à Singapour. Il a reçu plusieurs distinctions, dont cinq fois Best Actor (« meilleur acteur ») et deux fois Best Supporting Actor (« meilleur second acteur ») depuis la fondation de Star Awards en 1994. De 1995 à 2004, son nom est toujours apparu sur la liste Top 10 Most Popular Male Artiste (« Les 10 artistes masculins les plus populaires »).

ZHENG GEPING

Zheng Geping (???) (27 mai 1964) est un acteur originaire de Singapour. Jusqu’en 1995, il était connu sous le nom de Quah Cheng Hock. Il est marié à Hong Huifang et a deux enfants : un fils, Calvert, et une fille, Tay Ying..

ZHU HOUREN

Zhu Houren est un acteur singapourien travaillant pour le compte de MediaCorp. En 2010, il est surtout connu pour son rôle dans « Wok of Life. »
Aux Star Awards édition 2010, Zhu a reçu un prix pour le meilleur acteur dans un second rôle dans le film Sgt. Leong1.

ACTRICES

JULIA NICKSON-SOUL

Julia Nickson-Soul est une actrice singapourienne et américaine née le 11 septembre 1958.Elle a été mariée à David Soul de 1987 à 1993.

FANN WONG

Fann Wong , de son vrai nom Fann Woon Fong, est une actrice et chanteuse singapourienne née le 27 janvier 1971 à Singapour.

GWENDOLINE YEO

Gwendoline See-Hian Yeo, dit Gwendoline Yeo, née le 10 juillet 1977 à Singapour est une actrice américaine.
Adolescente, Yeo déménagea à San Francisco, en Californie et fut diplômée de l’Université de Los Angeles avant ses 20 ans et fut ainsi membre de Phi Beta Kappa, société honoraire académique. Elle reçut aussi un diplôme pour ses performances en piano classique au Conservatoire de musique de San Francisco. Sa passion pour la musique la fera découvrir le guzheng, instrument avec lequel elle se familiarisa très vite. En 1995, elle fut nommée Miss Asian America Pageant et en 1998, Miss Chinatown USA..